L'événement est passé presque inaperçu et pourtant, il est majeur! Le ministre des ressources naturelles et de la faune, M. Claude Béchard, a déposé le projet de loi qui modifiera le régime forestier québécois. Un régime qui vraisemblablement sera en vigueur plus de 25. La façon dont nous allons couper notre forêt publique, c'est-à-dire la forêt de tous les Québécoises et Québécois, dépend de cette nouvelle loi.
Depuis l'Erreur Boréale, de Richard Desjardins (en 1999), les Québécois n'ont cessé de demander que l'on coupe autrement de façon à protéger cette ressources communes, notre patrimoine naturel. Dix ans plus tard, où en sommes-nous?
Avec un projet de loi qui ne permettra pas sans doute pas de redonner confiance à la population.
Certes, il y a un gain énorme: la gestion intégrée sera une réalité. Cette façon de faire permet d'intégrer les intérêts de tous les utilisateurs dans la planification forestière et non seulement ceux de la récolte de la matière ligneuse. Le gouvernement a également mis les bases pour établir un meilleur marché du bois, c'est à dire, une façon d'attribuer au bois sa juste valeur.
Par contre, au niveau environnemental, c'est une quasi catastrophe. Le projet de loi éjecte presque la notion d'aménagement écosystémique qui permettrait un aménagement plus "écologique" des forêts, donne le feu vert à la transformation de 20% de notre forêt en plantations (ce qui empêchera les cies forestières d'obtenir leur certification FSC) et ne prévoit aucune mesure favorisant l'établissement d'un réseau d'aires protégées adéquats ou la mise en place de mesure de protection pour les espèces vulnérables et menacées.
Des consultations auront lieu à l'automne sur le projet de loi. Chose certaine, les groupes environnementaux seront présents pour s'assurer que le refonte du régime forestier en sera une vraie!
Réactions de Nature Québec et de Citoyens pour la Nature
samedi 27 juin 2009
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