dimanche 13 janvier 2008

Rumney

Pour l’action de grâce, dernière grande fin de semaine pour la roche, je prends la direction de Rumney, avec François, Sébastien et Charles. Plusieurs autres amis seront présents : Karine, Alain, Charley-boy, Nic, Valérie et Simon. Ces derniers ont fini par adhérer à notre destination, délaissant les gunks, que pour une raison que j’apprendrai peu de temps avant notre départ : il y a, à 1h de route de Rumney, un endroit qui nous permet de faire de la simulation de chute libre! François a convaincu Valérie et d’autres que d’aller y faire un tour serait intéressant….mais revenons à l’escalade.

Vendredi au soir, Charles passe nous prendre avec une minivan louée. Eh oui! Ça prend de la place 4 grimpeurs, avec tout leur stock d’escalade et de camping, ce qui inclut 3 crashpads (on a été obligé d’en laisser un derrière). Notre première destination est Stanstead, côté USA, où l’on couchera dans une roulotte sur le terrain des grands-parents de Chuck. Levé à 6h30, nous prenons rapidement la route. Et question de nous mettre dans l’ambiance, on se sert allégrement du lecteur DVD inclut dans la minivan pour se taper des films d’escalade.

En ce samedi, nous décidons de débuter la journée dans le secteur des Hinterlands où François et Chuck ont un compte à régler avec Giant Man (5.12b). La voie se terminant en devers, ils ne pourront y faire que quelques essais. François passera à un mouvement d’enchaîner la voie, mais pour lui, comme pour Chuck, se sera pour une autre fois!

François dans Giant Man (5.12b)


Pour ma part, après avoir leadé Cold Feet (5.7.), puis Hinterlands Highway (5.6.). C’est pas mal en bas de côte que j’espérais leader à Rumney et pourtant, j’ai pas trouvé ça si facile. En fait, dans la 5.6., je me suis même fâchée, comme à Squamish, contre le « lead». Encore une fois, ce constat que je déteste leader vient me frapper de plein fouet. Et encore une fois, je délaisse mes ambitions de « lead » pour la fds, pour me contenter de faire de la moulinette, dans le but de profiter de la fin de semaine. Après une discussion avec François où on met une chose au clair : il ne me mettra pas trop de pression pour leader, si je n’en ai pas le goût, on descend à Waimea rejoindre Chuck et Sébastien. « Tu vas voir ce qu’est vraiment Rumney, en voyant cette paroi », me dit François. Et effectivement, cette paroi, est impressionnante…un méga Orford. Et ça parle français en masse…tous les québécois semblent s’être retrouvé là! On arrive juste à temps pour profiter de son devers, car rapidement la pluie se met de la partie…Certains peuvent faire encore quelques essais, mais l’eau finit par couler le long de la paroi…c’est détrempé : la journée est finie!

Le dimanche, les parois sont sèches, malgré la pluie diluvienne qui s’était abattue sur nos têtes la veille. Tout notre petit groupe (nommé en haut) prends la direction de Darth Vader Upper. Plusieurs voies faciles sont équipées ce qui permettra à Valérie, Karine, Charley-Boy et moi de leader. Et oui, j’en ai refait une, frosted flakes, en 5.7. Une voie avec une coup’e de blocs loussent…pas toujours agréable! François et Sébastien (blessé au doigt) profiteront de l'arrêt pour faire une belle 5.11a, très en devers. C'est la plus grosse cote de Sébastien à vue, cool (bon, en moulinette...mais bon, pour un gars blessé, c'est pas pire!)

Karine dans Frosted flakes


Sébastien dans Three easy pieces (5.11a)


Après avoir essayé cette 5.11a, je prends la direction, avec le reste de la gang, du Jimmy’ Cliff, où l’on fera de belles, très belles voies, dont Junco (5.8.) et Lonesome Dove (5.10a). À 5h, on remballe le tout (du moins, 5 d’entre nous) et l’on prend la direction du stationnement : on a rendez-vous chez SkyVentura à Nashua.

Charley-boy dans Junco



SkyVenture est un centre où l’on peut faire de la simulation de chute libre. En gros, il s’agit d’un tunnel, où l’air est aspiré avec une puissance suffisante pour permettre aux gens de « voler ». Pour François, l’activité comporte deux buts : améliorer sa technique et me donner une idée de ce qu’est la chute libre, pour que je comprenne un peu mieux son autre passion, le parachutisme. Après quelques instructions, notre instructeur nous habille : combinaison, casque, lunettes ainsi que de protecteurs pour les genoux et les coudes…euh est-ce que cela devrait nous rassurer? Le résultat : on a tous l’air mal habillé, mais on « fit » dans le décor. Vient finalement le temps de se lancer…L’incertitude laisse place à la drôle de sensation de flotter dans un très fort courant de vent. Ce n’est pas du tout comme être plonger dans l’eau…dans l’air, il y a une pression qui nous entoure, on sent l’air qui nous fait « voler ». Nous ferons trois tours chacun dans le tunnel. Dans mon cas, le premier tour aura été une prise de contact avec cette nouvelle dimension, à essayer de reproduire au mot, la position demander par l’instructeur. Au deuxième tour, je suis plus relax..et j’essai de me laisser aller, mais les questions viennent rapidement à mon esprit : pourquoi je recule…hey, comme je fais pour redescendre…Et on commence à expérimenter…on déplie les jambes pour éviter de trop reculer…ou on rentre les hanches, pour redescendre…Des essai-erreurs qui ne fonctionnent pas toujours…Puis, au troisième tour, on se dit : faudrait ben que j’essai de tourner…encore là, sans trop de succès. Et la cerise sur le sundae : l’instructeur qui nous fait voler encore plus haut : il nous accroche solidement, demande au technicien d’augmenter la puissance du vent, et nous voilà partie pour 3-4 aller-retour où l’on monte vers le sommet du tunnel et l’on redescend : génial! On repart tous avec de bons souvenirs et en se disant : faut qu’on remette ça!

Lundi matin : il pleut encore…Après discussion, on replie tous bagages, même si initialement on devait rester jusqu’au mardi.

0 commentaires: