mardi 21 août 2007

Trad Pow Wow…le dimanche

Au matin, la chaleur dans la tente nous laisse présager une journée plus chaude…Mais après quelques minutes passées à l’extérieur, on se rend bien compte que ce n’était qu’une mauvaise impression. Il ne fait pas chaud! Les plans de plusieurs ne sont pas encore fixés et changeront beaucoup. Frank et moi aimerions partir seul...heureusement, les seconds finissent tous par se trouver un premier. Exit le Mont de l’ours pour plusieurs : trop froid. Les gens de Lanaudière, Louise, Christian et Jérôme tenteront toutefois leur chance. Nic et ses compagnons penchent pour Li-Do (si je ne me trompe pas), Frank et moi pour Hallun bein brunch: deux voies sur le Gros Bras. Mais le fond de l’air est froid et nous réalisons rapidement que ce n’est peut-être pas une bonne idée. On a presque tous nos vêtements sur le dos et on a froid…alors en paroi, ça sera encore pire! D’autant plus qu’il vente à écorner les bœufs, chez Alain, alors qu’espérer en paroi? Les deux cordées abandonnent leur projet. Nic et Val iront faire des voies courtes au Cap Blanc. Dan, à nouveau secondé par Alain (Rouge mat), partira dans la Voie d’évitement. Un des Simon (heureux d’apprendre qu’il ne travaille pas) s’enligne pour la tache blanche accompagné de Charley-Boy et Anne-Sophie. Simon (l’autre) se greffera à la cordée de Chuck et Manu, direction Tache Blanche également. Frank et moi partons avec l’idée de faire une deuxième tentative dans Snowmobile. Tu viens Bas? Après quelques hésitations ce dernier refuse l’invitation.

En route vers le refuge, Frank et moi modifions à nouveau les plans. Aussi bien faire des voies courtes avec cette température. On s’arrête au refuge pour jeter un œil à Wet Dream et Day Dream qui deviennent nos nouveaux projets. En faisant seulement les deux premiers pitchs des deux voies (les derniers sont moins beaux), on restera moins longtemps en paroi et on gèlera moins. Arrivés au pied des parois, je prends un repos. Dan commence tout juste la Voie d’évitement, et, dans la Tache blanche, Anne-Sophie et Charles sont à rejoindre Simon au premier relais. Je décide de prendre des photos, et afin d’obtenir un meilleur angle, je me rends jusqu’au départ de la Tache blanche.

Dan en tête dans le premier pitch de la Voie d'évitement



Anne-Sophie (en haut) et Charles (en bas), en flèche. Simon est au relais!



Là, Frank me demande : « est-ce qu’on la fait? »… « ben si tu y tiens, on peut »…bah…j’y tiens pas, qu’est-ce que tu veux faire? Je regarde la voie. Celle-ci m’a toujours été présentée comme une voie difficile…un défi…Après tout, c’est quand même une 5.10! et en dalle par dessus le marché! Et puis, je ne peux m’empêcher d’avoir en tête que même Frank avait chuté dans la voie…Si lui a de la difficulté alors moi…Mais Charles et Anne-Sophie se débrouillent bien. Je finis par me dire que s’ils sont capables, eh bien, moi aussi! « ok…on la fait! »…Oups! Je pense que dans la tête de Frank, c’était pas encore tout à fait prévu…mais bientôt, on s’installe au pied de la voie et on rack le matériel.

La première longueur comprend une passe délicate…Je suis pas tout à fait safe et je passe la commande à Frank « tu me suis hein? »…Je finis par passer au prix d’un pied sur la plaquette. Je rejoins finalement Frank, sans trop avoir perdu de temps! Yes…je grimpe la tache blanche…! Le relais est bien placé pour prendre en photo Alain dans la voie d’évitement. À notre gauche, le couple d’espagnols sont en rappel. Ils sont décidément plus productifs que nous! ;) Derrière nous, le 2e Simon est coincé dans le crux à essayer de décortiquer la séquence pendant que Manu tente de trouver le décoinceur qu’Alain vient d’échapper en bas!

Alain en second dans la voie d'évitement


Frank part dans la deuxième longueur qui comporte une longue traverse. Cette fois, ça passe mieux que la première longueur. Il en profite même pour jaser avec Dan, qui lead aussi. Pas trop stressé Dan! ;). À mon tour…je monte rapidement la première partie, pour atteindre la traverse. La première partie se fait bien, on monte sur une rampe que l’on suit et des mono- et des bi-doigts sont dispersés ici et là pour nous permettre de garder un équilibre. Mais la rampe disparaît et ne laisse place qu’à une fissure à mini-doigts et à une dalle lisse, ou presque, pour les pieds. J’ai devant moi, la dernière pro avant le relais qui se trouve plus de cinq mètres plus loin…Frank me regarde: "Ok..panique pas. Tu as une super bonne fissure. Les doigts rentrent pas au complet, mais t’as de bonnes mains…La seule chose : tombe pas!" Rassurant ça!!! Je m'engage dans le reste de la traverse. Le stress embarque, mais j’essai de le contrôler. Frank m’encourage et se fait rassurant. Au début, ça va bien. En cherchant, il y a de petits pieds ici et là…et à force de petits pas et de changements et de croisements de mains, je réussis à progresser. Puis…plus de pieds…juste du lisse. Un peu plus loin, il y a une très bonne prise de main, mais encore faut-il que je l’atteigne. Je suis un peu plus inquiète…Mes chaussons n’ont pas tellement bien collés dans la première longueur…surtout, mon pied gauche! Celui ci me fera encore défaut…petit glissement..juste pour faire monter l’adrénaline…mais ouf! Me voilà au relais. Tout comme Simon (le premier) qui est en phase rappel avec le reste de sa cordée!

Frank au début de la traverse


La deuxième longueur, vu d'un autre angle...



Simon explique un peu à Frank le troisième pitch…Charles arrive également en rappel…heureux de son ascension. Il m’explique qu’il a un peu tirer sur les dégaines, mais qu’il a eu bien du fun! Le troisième pitch se fera rapidement. Frank n’aura qu’un moment d’hésitation, à mi-parcours, se demandant s’il ne manquait pas une plaquette. Mais il trouvera rapidement une solution et ira rejoindre Dan et Alain…maintenant au relais eux aussi! À mon tour! Il ne reste qu’un pitch! Après un passage délicat au niveau de la deuxième plaquette, qui se résout en montant les pieds hauts, je me retrouve, avec étonnement, rapidement en haut…Le dernier pitch se fait trop bien : un délice…tout est là si on sait regarder!

Wahouu! J’ai fait la tache blanche…Je suis contente…Tellement que Frank me trouve drôle à me regarder « flotter ». Hey pis j’ai pas eu trop de diffilcultés…presqu’enchainé si ce n’était de mes difficultés au premier pitch! Wow..trop contente!

En bas, la troisième cordée (la tache blanche a-t-elle seulement déjà vu trois cordées, totalisant 8 grimpeurs, se suivre!?) se regroupe au 3e relais… Avec Dan, Alain, Frank et moi qui devont utiliser ce relais pour le rappel : ça va congestionner. On décide donc de partir en équipe de deux. Alain apportera nos cordes en bas, ce qui permettra à Dan de «setter» le deuxième rappel. Frank et moi attendrons qu’Alain ait débuté le 2e rappel avant de partir. Rapidement, les deux cordées se retrouvent au sol, après avoir souhaité bonne chance à Simon pour la dernière longueur! Au sol, l’heure nous indique qu’il est vraiment tard (17h45)…Ouf, il est temps de partir. On se fera un BBQ chez Alain et Karine. Dan et Alain partent en premier. Ils iront inviter Karine et Alain à se joindre à nous…puis…l’important, acheter la bière qui nous permettra de souligner nos réussites. Frank et moi attendons la troisième cordée. Quand Chuck, Simon et Manu mettent les pieds au sol, on récupère nos cordes et on leur communique les plans pour la suite. Nos tentes ne sont pas encore démonter (alors qu’eux l’ont fait le matin même) : nous prenons donc de l’avance.

Au camping, Simon, Charley-boy, A-Sophie, Dan et Alain célèbrent la journée! (enfin, ceux qui sont en âge de boire ;) ). Frank et moi récupérons une bière et prenons le temps de jaser un peu : tout le monde est heureux…Charles est presque aussi zen que moi…Dan est brulé, mais heureux de sa fin de semaine : quelle expérience il a pris à prendre tous les leads de la fin de semaine. Ceux partis pour le Mont de l’ours reviennent entre-temps. Le froid aura fait reculer la cordée de Louise, Jérôme et Christian. Ah! C’est ça l’escalade…Des fois, il est plus sécuritaire de « backer ». Ce ne sera pas votre seul « échec » les gars!

Alain et Karine viennent nous rejoindre alors que nous préparons le repas, mais ils ont déjà mangé. Val et Nic viennent faire leur «au revoir», tout comme Louise qui ne manque pas de nous inviter, Frank et moi, à passer chez elle question de se faire un souper. Tranquillement, la foule prend la direction de Québec…notre tour finira par venir…Encore une fois, je serai dans les derniers à partir…non mais, c’est une habitude ;). Un dernier gros merci à Karine et Alain puis on est parti.

Encore une fois, le Trad Pow Wow aura eu l’effet escompté : permettre aux grimpeurs de différentes régions de se rencontrer, de mettre des visages sur des pseudos, de découvrir de belles voies et des très belles parois, et surtout, d’avoir bien du plaisir à être ensemble.

Bravo à tous les grimpeurs qui ont réalisé des premières ou se sont dépassés.

Merci, merci beaucoup à Alain et Karine, pour votre accueil et pour avoir créer cet événement qui nous permet de partager notre passion.

On se revoit l’an prochain pour la quatrième édition!

Trad Pow Wow…le samedi.

Lorsque je me lève le matin, plusieurs sont déjà en train de préparer leur déjeuner. Après avoir jasé avec les gens de l’Outaouais, je m’installe sous l’abri avec les jeunes ;) Étape no 1 : le jus d’orange…étape no 2…le café!

Certains crinqués, dont ceux de l’Outaouais, Simon et Charley-Boy, ainsi que Louise et Anne-Sophie partent rapidement vers les parois. Mais comme on avait eu une pluie assez forte pendant la nuit, certains, dont moi-même, avaient décider de ne pas se presser…question de laisser la roche sécher! Il faudra assurément mettre une croix sur le Gros bras aujourd’hui.

Tranquillement, les cordées se mettent en marche…Trumpet part avec Rouge-Mat pour le Mont de l'ours…Une première initiation au trad, par Dan. Bravo le grand! Ne t’inquiètes pas, tout ira bien. Chuck, Marie et Manu prennent la direction de la Voie d’évitement au Dôme. Jérôme tiendra compagnie à Bas, dans les blocs. Quant à Frank et moi, on récupère Christian, avant de s’enligner pour Snowmobile.

Au refuge, le temps est incertain…de petites gouttes de pluie nous tombent dessus de temps en temps. Nic, Val, Simon et Karine décident d’aller faire des voies où la retraite est facile et s’enlignent sur l’onglée.

Lorsqu’on arrive au départ de Snowmobile, on retrouve Louise et cie, en cordée de 5 dans la voie d’évitement! Pour le premier pitch, on emprunte la voie d’évitement jusqu’à l’arbre sanglé. Ne sachant pas si je serai en mesure de leader une autre longueur, je pars en tête, dans cette ligne bien connue. Frank et Christian, en flèche, me rejoignent sans problèmes. Le baptême du Dôme de Christian est fait! Bienvenue au relais! La vraie voie commence…mais encore faut-il la trouver. Frank, en tête, n’est pas certain de l’endroit où passer. Une traverse part vers la gauche, mais est-ce la bonne ligne à prendre…ça ne se protège pas trop… Cachée derrière l’arbre qui nous sert de relais, je ne peux malheureusement pas aider Frank sur ce coup. Finalement, nous décidons de rester dans la voie d’évitement. Frank s’enligne donc vers le deuxième relais de cette voie. Le tout prend plus de temps que prévu, et immobiles au relais, Christian et moi commençons à ressentir le froid. J’enfile mon softshell…mais les gants, que j’ai laissé au bas de la paroi me manquent.

Christian et Frank dans la première longueur de la voie d'évitement


Christian et moi pouvons finalement monter…la grimpe nous réchauffera. Pas de pertes de chaleur pour moi, cette fois puisque c’est moi qui repart en tête. Par contre, Christian, qui avait commencé à trembler un peu, devra encore attendre. Devrait-il manger un peu? Oui Oui! L’absorption d’énergie le réchauffera un peu, mais n’enlèvera pas tout le « stress » associé à la grimpe.

Au 3e relais, je ne prends pas de chance…Faute de ne pas avoir ma veste de duvet restée au même endroit que les gants, j’enfile le manteau de Frank…Après tout, c’est à cause de ce manteau que je n’ai pu transporter mon duvet! Je relève également mon capuchon, question de me garder au chaud le temps que mes deux seconds viennent me rejoindre. Par contre, les chaussons, humidifiés par la grimpe, commence à refroidir, et après quelques temps, j’ai les pieds qui commencent à geler.

La troisième longueur sera parsemée d’énigmes pour Christian…D’abord, quelques tricams placés ici et là, les deux premiers, faciles à enlever question de le mettre en confiance. Puis, un tricam brun, fermement ancré dans une fissure horizontale le fera travailler un peu, le temps de trouver comment je l’avais entré. À le voir s’acharner sur le tricam je commence à regretter de l’avoir poser…pas trop gentil…mais bon, faut les former à la dure les seconds, non? ;)

Pis? est-ce que cette pro aurait tenue?


Le tricam enlevé, les deux gars reprennent l’ascension. La possibilité d’un pendule, due au fait que la voie est en diagonale et qu’une partie ne se protège pas, vient semer un peu d’incertitude dans le regard de Christian. Mais il sera rapidement sur la vire et la traverse du 3e pitch! Devant lui se pose l’énigme #2 : à court de dégaines longues, j’ai clippé deux dégaines, l’une dans l’autre, en prenant soin de passer le mousqueton de la première dégaine dans la sangle de la 2e…et non de clipper mousqueton dans mousqueton…Alors Christian? Pourquoi? Puis, Christian traverse…celle-ci est relativement facile, mais peu protégée, ce qui peut devenir stressant quand on est pas habitué. En fait, malgré la présence de fissures derrières les gros blocs, on ne peut la protéger sécuritairement. J’ai toutefois trouver une protection, un peu plus haut dans la paroi, pour éviter un trop gros pendule, dans l’éventualité d’une chute…Le pourquoi de l’absence de protection deviendra la 3e énigme à résoudre pour Christian! Maudit qu’on n’est pas fins, Frank et moi, à torturer un pauvre débutant! ;)

Hey relax Christian...la vie est belle et t'as presque fini!



Les rappels se feront sans problème considérant que la ligne de rappel est bien équipée. On retrouve le sol, nos lunchs (et mon duvet) avec joie! Un coup d’œil sur l’heure nous indique que le retour est pour bientôt. On s’arrêtera sur le balcon du refuge pour prendre une bouchée et regarder les cordées présentes sur le dôme…Des grimpeurs de Lanaudière sont dans la voie d’évitement…puis Chuck est maintenant dans la Granuleuse…mais pourquoi donc a-t-il passé tout droit le premier relais…me semble qu’il est facile à trouver?!?

En route vers St-Urbain, je remarque la voiture de Rouge-mat dans le stationnement du Mont de l’ours. Étrange…ils sont partis avant nous ce matin: ont-ils des problèmes? Chez Alain, j’attendais leur arrivée et je fus bien contente de voir arriver Dan!

De retour au Camping Chez Sequoia et Orion, certains sont déjà arrivés : Baschaos, Jérôme, Alain, Karine, Nic et Val. Les blés d’inde sont déjà prêts à être plongé dans l’eau! Question de s’occuper en attendant l’arrivée des autres, certains commencent à faire des châteaux de cartes avec les crashpads…on se bat presque pour savoir qui aura la chance de sauter défaire le tout et on ne compte plus le nombre d’appareils photo prêts à capter des images de ce moment! Baschaos, comme dans un rêve au milieu de tant de crashpad, a même essayer de voir comment on peut tous les transporter en même temps! Sa pyramide n’aura tenu le coup que le temps que les flashs se fassent voir! Trad pow wow vous dites?

Bas, croulant sous les crashpads.


On mange déjà lorsque que les autres cordées commencent à arriver…Tout le monde a les yeux pétillants…Dan est content de sa journée et son second aussi! Ils ont gelés sur le Mont de l’ours qui était largement exposé au vent. Bravo Dan! Louise et Charley-boy ont tous les deux leadé des pitchs dans l’Initiation. Cool!

Après le « speach » d’accueil (une journée en retard), les remerciements à Alain et Karine pour leur accueil, les desserts arrivent. La mère d’Alain ou de Séquoia (me souviens plus ☹ ), nous a préparé cinq gâteaux (carré au dattes, renversé aux bleuets, gâteaux aux bananes (2) et bagatelle aux petits fruits). De quoi régaler les grimpeurs affamés qui nous étions. Dans la soirée, Alain et Karine partent pour un spectacle auquel il participe dans le cadre du Festival des bucherons..Le feu débutera à 10h30 nous rappelle Alain avant de partir. Les grimpeurs s’installeront dans le tipi, bien au chaud, afin de se raconter leur journée et surtout de planifier la suivante. La fatigue de la journée aura eu raison de moi…je fini par m’endormir, bien installée dans le tipi…et sur Frank…Mais l’honneur est sauf : Chuck s’est endormi avant moi ;)

Le bruit de voix provenant de l’extérieur du tipi me réveille. Endormie je comprends qu’il est temps de partir le feu…Je sors de ma torpeur. Rapidement, le feu s’embrase (embrase Arian…pas embrasse ;) ). Alain, Karine et Bas s’installent avec leurs tam-tam. Ce dernier est tout content car Karine lui a montré comme retendre la peau de son djambé. Celui-ci vibre maintenant bien mieux! ☺

Alors que le feu éclaire le terrain, je regarde Dan..il est aussi fatigué que moi. Je passe lui souhaiter une bonne nuit avant de filer dans ma tente...

Trad Pow Wow...le vendredi soir

Après s’être chicané sur DrTopo, avec gentil Cliffy à savoir si Trad Pow Wow, ça s’écrivait Pow woe ou Pow wow, et après avoir attendu impatiemment tout l’été, nous pouvons finalement prendre la route vers le Camping Chez Sequoia et Orion, situé à St-Urbain, à quelques minutes des Grands-Jardins! Le trad Pow Wow (avec un W, s.v.p.) arrive enfin! Ce rassemblement, tant attendu, en est à sa troisième édition! Cette année, plusieurs habitués seront absents sniff sniff…mais plusieurs nouveaux se sont manifestés. Bref, il y aura encore plein de monde…et même un bloqueux!!! ;)

Le vendredi soir, lorsque notre caravane de trois autos pleines à craquer arrive enfin, plusieurs tentes sont déjà montées. Sont présents plusieurs personnes sur qui il sera maintenant possible de mettre un visage : Charley-boy, Christ007 et Rouge-Mat (attention de ne pas prononcer le « t » de mat ;) ). Louise Corriveau est également présente avec sa fille, Anne-Sophie. Complètent le tableau, Nic et Val, Simon (un non-habitué de DrTopo) et évidemment, Alain et Karine. Se pointent avec moi, Frank, Sébas, Jérôme, Chuck et sa copine Polly (ou Marie), Manue, Simon (et oui, un autre) et Dan (Trumpet)…Ouf, ça commence à faire du monde, surtout qu’il faut ajouter deux espagnols que Karine cherche, inquiète, et quatre membres du Club de Lanaudière. Au total, 25 personnes…Wow…ça fait du monde!

Après avoir monté les tentes (le condo dans le cas de Bas…dans lequel personne n’aura dormi finalement…Bas ayant squatté le tipi et Jérome, la tente de Christian), on retourne au tipi pour jaser avec le monde. Le temps passe et Karine s’étonne du fait que tout le monde disparaît…Je paris qu’ils sont tous dans le cave, nous dit-elle. On sort du tipi, direction la maison…Comme de fait, les gens commencent à affluer vers le cave, qui soit dit en passant est très très beau. Des heures de plaisir en perspective! Les chaussons remplacent les souliers et les t-shirts se retrouvent pêle-mêle sur le plancher…le spectacle commence! Ah les gars..Donnez-leur un cave et du coup, la concentration de testostérone dans le sang monte et la compétition s’engage ;).

Je finis par aller voir Frank : m’en vais me coucher moi! Il me suivra quelques minutes après…Comme la plupart du monde finalement. Certains, plus sages, iront se coucher…d’autres veilleront encore un peu…La température baisse…je suis contente d’avoir emprunter le sac de couchage -18 de Frank…Où avais-je la tête quand j’ai décidé d’amener mon +5 ? La fin de semaine s’annonce froide…

Pratique pour Squamish

Certaines personnes sont plus ..euh organisées? perfectionnistes? sérieux? que d'autres. Et Yves arrivera certainement mieux préparé que moi à Squamish. Désireux d'arriver "top shape" dans l'ouest, il s'est mis à la recherche des fissures afin de paufiner sa technique...

Sur mes recommendations, il a visité le site de Julien Labedan, dans les Laurentides. Il est tombé en amour avec une belle fissure, se trouvant dans le fond d'un dièdre. Tellement, qu'il l'a fait et refait...et surtout, pris de belles chutes sur ses pros.

Voici quelque photo d'une voie à faire!






Le flake, un peu à droite, est également en 5.9. et est aussi beau. Dans les deux cas, la voie débute au même endroit, dans un passage délicat non visible sur la photo.

Pour ma part, je me suis dis que j'apprendrais sur le tas, une fois rendue sur place...

Lac Long, Portneuf.

C’est un ti-peu à contre-cœur, que Frank et moi constatons qu’Édith est à l’heure pour cette sortie au Lac Long. M’enfin, c’est notre problème ;) On prends la route, après être repassé chez son chum où elle avait oublié mon cellulaire que j’avais moi-même oublié dans sa voiture :S. On arrive finalement, vers 10h30 dans ce magnifique site d’escalade. La journée s’annonce belle, et pas seulement parce que le soleil est bien haut dans le ciel.

Première épreuve pour Édith, qui découvre le site : la traversée de la rivière. Les pieds nus, sur les roches glissantes, c’est pas toujours évident. Je finis par avoir pitié d’elle et je lui prête l’un de mes bâtons de marche. Sur l’autre rive, nous partons à la recherche de Cindy. Pas difficile, on n’a qu’à suivre les rires sonores d’Arian que l’on découvre perché sur sa chaise, à équiper une nouvelle variante de Méphisto pour Miguel. Cindy, toujours à la recherche de ses limites, est coincé dans le crux de Atomic Limbo, un 5.10 en trad.




Après avoir jasé avec Jasmin, on retourne dans le coin de Batman, une voie qu’Édith pourrait leader. Ces promenades nous permettent de constater qu’il y a de plus en plus de monde : le site s’en vient fréquenté, malgré son isolement relatif. En passant devant Fougère à me plaire (5.8.), je dis à Édith que cette voie est un incontournable…Ce sera pour plus tard, un groupe de grimpeurs occupe déjà la voie.

Batman est également occupé par Ben Dubois et Nadège. On se réchauffera donc dans Robine (5.8+), une voie que Fred avait brossé l’année précédente avec l’aide d’Arian et la mienne…plus de 3 jours de travail à 2. Je me souviens de ma première ascension dans cette voie : technique mixte…rocher et dry-tooling, dans les passages difficiles…Il faudrait décidément que je la sorte dans un meilleur style! Ce que j’ai réussi d’ailleurs…péniblement à cause de la passe en adhérence du début…Je vous ai dit que moi pis l’adhérence ça ne fait pas bon ménage?

La voie est poussiéreuse, tout comme Batman : Édith fera donc cette dernière en moulinette…En redescendant, elle nous dira : ouin, j’aurais pu la leader!

La voie suivante est WetDream, une voie sport en 5.9. Je l’avais tenté l’an dernier, d’abord en tête puis en moulinette, sans réussir à passer le crux. Cette année, j’espère bien le passer. Le début se passe très bien. Je grimpe avec un calme relatif, en prenant le temps, à chaque plaquette de visualiser la suite. Cela me permet de me rendre plus loin, en tête, que l’an dernier. Arrivée à la base du crux, je clip la dégaine et me fait prendre à sec…Je veux analyser confortablement la suite avant de m’y engager car je dois admettre que j’appréhende énormément une chute et pas trop belle en plus! Mais alors que je regarde les prises disponibles, je tombe sur l’une de mes meilleures amies : une araignée! Manquait plus que ça! Après plusieurs essais de la faire décoller, je commence à stressée sérieusement. Et impossible de faire quelques mouvements pour m’en éloigner…Même en moulinette, je ne suis pas certaine de passer la séquence, alors déconcentré par cette petite bête, c’est la chute assurée. Pompée par les efforts mis à me tenir loin de la bête et complètement sorti de ma bulle de concentration, je décide de backer.

Édith se lance alors dans la voie, qu’elle aurait enchaîné, si ce n’est qu’elle s’est fait prendre à sec pour essayer d’enlever l’intruse de la voie. Frank part à son tour…Il me demande si je veux la refaire…Pendant un instant je me demande si je ne retenterais pas mon coup une autre fois, mais en laissant la corde, dans la dégaine placé au-dessus du crux, ce qui me permettrait de refaire le bas, et de passer le crux sans stress. Je suis indécise : une partie de moi veut refaire un essai, l’autre préfère que je ne risque pas ma chute et qu’on aille faire Fougère à me plaire. Question de permettre à Édith de grimper le plus possible, je décide de ne pas refaire de tentatives. Mais je l’avoue…je reste cependant sur ma fin…aarrk.

Édith, dans le dernier droit de Wet Dream.


La dernière voie de la journée sera Fougère à me plaire, qu’Édith leadera d’une main de maître… Évidemment, je m’étais abstenue de lui dire qu’il y avait deux passages délicats! Elle m’avouera d’ailleurs que si je lui avais dit que c’était elle, la voie, où Ari et moi avions eu de la difficulté, elle n’y serait pas allé en tête.

Le beau dièdre de Fougère à me plaire!



Finalement, il est temps de partir. C’est avec un pincement au cœur que je vois Édith et Frank prendre la direction de Québec…on se demande bien pourquoi ;) Je rejoins Cindy, après un saut « périlleux » dans la rivière pour me rafraichir. Cap sur Montréal… :(

Les grandes dalles

Situé près de St-Siméon, dans Charlevoix, le site des Pallissades constitue un immense terrain de jeu pour les grimpeurs de trad. Plus de 100 voies y sont répertoriées. Le Guide québécois de l’escalade offre une description pour la plupart des voies.

Le topo indique 400m dans des cotations autour de 5.4. - 5.6. Ouin…ça l’air pas si haut..Mais bon, c’est pas 60m non plus. On se stationne devant la paroi et piquons à travers les bois…Espérons ne pas tomber sur l’herbe à puce qui est très présente aux Palissades. Après une demi-heure de bushwalk, on se retrouve aux pieds de la paroi. Ok..on va où. Planifiant la grimpe, Frank me demande mon avis sur premiers points de relais…Je finis par lui dire, à sa grande surprise et à la mienne ;) , « ben, on peut sûrement se rendre jusqu’au 2e arbre sanglé en solo! ».

Au début tout va bien. Rapidement, je me dis qu’il me faudra utiliser mes mains…J’installe donc la corde sur mon dos et je continu ma progression. Frank m’attends à la hauteur du premier arbre sanglé : « on continu? ». Je regarde le reste et ça me semble ok…on continu. Rapidement, l’inclinaison commence à augmenter. Je vois Frank utiliser ses mains pour un passage…oups! Ça veut dire que ça devient plus difficile :S Il me demande si je vais avoir besoin d’une corde…L’égo étant ce qu’il est, je lui réponds que tout va bien. Quand je me retrouve dans une passe délicate, je n’en suis plus si sure…on commence à être pas mal haut! La chute va être longue, s’il faut que je tombe. J’essaie de me reconcentrer sur la grimpe. Je pose le pied sur un applat et je me dis : ok, tu mets tout ton poids dessus et ça va tenir! Un doute subsiste cependant dans mon esprit pendant que je fais la manœuvre et je suis bien heureuse quand finalement je réussis à atteindre une bonne prise de main, me permettant de déplacer avec une certaine confiance mes pieds. Il commence à être temps que j’arrive à l’arbre! Finalement, on aura fait ce qui semble les deux premiers pitchs, en solo! Y’a pas de quoi être fier, mais bon, wow! C’est mon solo le plus dur à vie, car cette passe était décidément plus difficile que celles à Whitehorse!

La suite se fait principalement « off-route » à ce qui nous semble. On chemine entre les coulisses d’eau, le lichen et la roche pourrie à essayer de trouver des protections un minimum fiables. Quand j’arrive près du 3e relais (vrai relais), Frank me lance « quand tu seras au relais, j’ai quelque chose à te proposer ». Ce à quoi je réponds « Tu veux qu’on redescende »! En plein ça…On rappelle dans la voie, en espérant avoir le temps de faire des longueurs dans une autre ligne pour terminer la journée. Mais lorsqu’on regarde l’heure, il est finalement plus tard qu’on pensait…presque 18h…on est aussi bien de repartir! Une autre belle journée nous attends demain.

Frank au départ du premier pitch encordé


Ça encore l'air propre...mais c'est après ça que ça se corse ;)

Planification...!

« Bon, cette fin de semaine, je ne suis pas disponible pour grimper…Après, il y a le déménagement de Hugues…puis après la Gaspésie et l’Ouest…penses-tu que dans deux fin de semaine tu pourrais être à Qc : j’aurais une journée pour grimper avec toi. ». Celle qui me parle est Édith…Elle planifie son horaire serré. Québec…hum, ça pourrait se faire…le Lac long? Pourquoi pas…mais faudrait trouver un bon grimpeur pour nous leader les voies…c’est pas facile là-bas…

Les jours passent, et cette fois, c’est Cindy qui me propose le Lac Long. Elle y rejoint Jasmin le dimanche. On pourrait en profiter pour se voir et faire l’échange des tentes…c’est que la sienne est trop lourde pour les Bugaboos…Je lui passe donc la mienne et pour compenser, en prévision du Trad Pow Wow, elle me refile sa 4 places. L’opération nécessite aussi la collaboration de Marc qui devra transporter ma tente de Assiniboine vers Squamish (Marc! peux-tu????)…Et de vérifier auprès d’Annie, à Vancouver, qu’elle a une tente dans laquelle je peux coucher le temps que les gars arrivent avec ma tente! Ouf…compliqué! Mais bon, tout le monde embarque dans le plan.

Bon bon…ok les filles..on y va au Lac Long! Mais tant qu’à monter une journée dans la région de Québec, aussi bien le faire pour deux jours…encore faut-il que je me trouve un partenaire pour la journée du samedi...et idéalement pour le dimanche. Fred? Pas dispo…il prépare ses bagages en prévision de son voyage de 6 semaines dans l’ouest…le départ est pour bientôt. Yves? Il a la tête dans les fissures : préparation technique pour l’ouest itou. Bas? Il est blessé et il part pour Rivière du Loup…Bon..voyons du côté de Frank et Chuck…Je leur envoie un message…Le soir, je décide finalement de lâcher un coup de fil à Frank : ça va être plus facile pour la planification. J’apprends alors que Chuck est parti en vacances (dans ma tête, une petite voie ironique me dit : c’est donc dommage! ;) ). Mais Frank est dispo pour grimper…où? Ben…pourquoi pas les grandes dalles aux Pallissades? Effectivement, pourquoi pas! Ça fait longtemps que j’avais hâte de les voir ces dalles.

Question de lui éviter un détour dans le fin fond de l’Île d’Orléans, je m’invite chez lui…ok…le dodo est planifié, les journées de grimpe aussi…les lifts maintenant! Je redonne un coup de fil à Édith : je peux partir avec elle le vendredi soir, mais elle part de Longueuil…Ok…avec le matos de camping, ça me fait pas mal d’affaire à trainer (mes parents venant de décider sur un coup de tête de devancer leur départ vers l'Ile d'Orléans). « Édith, peux-tu passer chez moi prendre mon bagage jeudi? » « hiiiii… ». Elle fini par trouver le temps entre un rendez-vous chez le dentiste (à Laval) et un client à sa clinique…sur la rive-sud! Je pourrai donc me promener assez légère dans le métro. Mais je dois trouver quelqu’un d’autre pour me ramener à Montréal, dimanche, puisqu’Édith part pour la Gaspésie de Québec…Cin? Bon, elle va me ramener. « oublie pas ta tente! » me rappelle-t-elle. « Ben non, t’inquiète pas! »

Après tout ça, espérons que la fin de semaine en vaudra le coup!

Retour en voie!

Après plusieurs journées de bloc, le temps est venu de retourner à la « voie ». La fin de semaine suivante fut tranquille, avec une seule journée de grimpe. Je pars pour la Bleue (ValDavid), avec Breum, une partenaire dénichée sur DrTopo. L’avantage de cette paroi? Son exposition à l’ombre, qui nous permettra de grimper sans suffoquer sous la chaleur du soleil! Une petite journée tranquille dédiée à la moulinette.

J’y ferai d’abord Aurore (5.7.) avant de m’essayer dans Crépuscule (5.8.). Cette dernière voie impliquait un passage en fissure, coincements obligatoires, que j’ai réussi à passer avec, surprise, aucune difficulté! C’était la première fois que je faisais confiance à des coincements pour un passage et je suis bien contente! Le reste de la voie se fera sans problème.

Par la suite, un passage dans Coïncidence (5.5.) puis finalement, Andromède (5.9.) avec une variante du départ qui n’était pas invitant…(mouillé). Cette fois se termine également dans une fissure, pas facile, légèrement offwith…mais ça a passé…avec quelques sueurs froides dû à un manque de confiance dans un coincement de main!

Une journée tranquille donc, mais qui sera bienvenue! ValDavid m’intimide un peu comme site. Je trouve les cotations un peu dures. Bref, je ne me rappelle pas de m’être envoyé dans des 5.8. et encore moins dans une 5.9. à ValDavid. Alors sortir une 5.8. et une 5.9., les enchaîner (du moins la 5.9….ça m’aurai pris deux essais pour la fissure en 5.8.) sans trop d’effort était réconfortant. Mieux encore, j’ai grimpé avec calme en prenant le temps d’analyser mes séquences, de voir où mettre les pieds, de me relever sur ceux-ci pour aller chercher les prises…bref, j’ai bien grimpé! Voilà qui était une prise de conscience supplémentaire que je grimpais mieux que je ne le pensais, et que mon objectif du début de l’été, d’essayer de retrouver la forme que j’avais deux ans plus tôt, était somme toute, assez réaliste!

Fin de semaine à ValDavid...jour 2

Après une soirée bien arrosée (peut-être un peu trop) et une nuit trop courte, on réussit à remballer le tout et se mettre en route vers ValDavid. Chuck et moi prenons la direction du Mont Condor. La chaleur est écrasante. Après avoir secondé Le dièdre (5.5), je m’enligne Bloody Hand (5.7.). Après un 2m pénible, j’ai déjà mal au cœur à cause de la chaleur et probablement un abus d’alcool. Je place une pro et je me fais redescendre au sol. J’informe Chuck que je peux jouer à la « belay bitch » pour le reste de la journée, mais que je ne pense pas regrimper. Pendant que Chuck s’envoie dans cette classique, Bas et Frank passent nous voir. C’est pas la forme pour eux aussi. L’enchaînement de L’amour qui fait boom, ça ne sera pas pour aujourd’hui.

On retourne finalement rejoindre nos deux bloqueux qui étaient bien étendus, à l’ombre, sur les crashpads : ouin! Ça travaille fort. Bas propose alors à Chuck et Frank de s’essayer dans les voies qu’il avait fait la veille, soit T’es où et Rythmix. Tranquillement, à l’ombre des arbres, les estomacs se remettent à leur place et le goût de grimper revient. Frank réussira T’es où du premier coup, si je me rappelle bien. Ça prendra davantage d’essais pour Chuck. Pour ma part, j’ai essayé quelques mouvements. Le départ m’a particulièrement effrayé…il y a un gros trou pas tellement loin, en fait…juste à la limite de nos fesses, et j’ai pas mal peur de tomber dedans. Je réussirai tout de même à me relever (un ti peu… ;)) bouger ma main gauche pour aller chercher une deuxième prise, puis d’essayer le jeter vers la suivante! J’ai rapidement concentré mes essais sur les séquences suivantes, particulièrement sur un dyno nous menant à une « bonne prise ». Sans succès…ce sera pour une autre fois.

Frank dans Té où. Le départ se fait les deux mains et un pied sur la grosse tablette.



Chuck, presque sorti!


On s’essaiera ensuite sur Rythmix. Bas nous montre la voie, ce qui permettra à Frank de faire les « close-up » pour les films de Bas.



Le premier à s’essayer est Frank. Mais il n’arrive pas à se relever…ouin, ça n’annonce rien de bon pour moi. Mais bon, puisqu’on est là, aussi bien s’essayer. Je m’installe donc au départ. Mes doigts, contrairement à ceux de Frank, entrent dans le bi-doigt situé sur la grosse tablette. Je cherche mes pieds…J’ai l’impression que je ne serai pas capable de rien faire, mais bon, allons y! Du coup, je réussis à partir le dyno…mais j’avais pas repérer la slope…du coup, ben, je la manque! Pour le deuxième essai, Frank me guide et je réussis à toucher à la prise…Le 3e ou 4e essai sera le bon : je réussis à sticker la prise…mais les pieds lâchent et je me retrouve à nouveau par terre! Wow! Je suis au 7e ciel…enfin, pas du à fait, mais bon…! Déjà toucher la prise m’avait fait grand plaisir…la « sticker » était somme tout inespéré…on parle quand même d’un V5.

L’effet secondaire de cette réussite est immédiat. Je viens de piquer l’égo de Frank qui décide de refaire des essais dans Rythmix. Il réussira du premier coup cette fois!

Je refais un essai…Cette fois, les pieds tiennent. Mais je me perds dans la séquence et je finis par retomber. Allez! Ça aussi ça sera pour une autre fois! Faut bien se garder des projets ;)

La fin de semaine se termine ainsi. Pendant que les gars mettent le cap de Québec je prends la route vers Laval. Ces essais dans des V5 m’auront permis de découvrir mes possibilités et sont une source d’inspiration. Je ne suis certainement pas à veille de sortir un V5, mais je peux au moins en réussir quelques séquences.

lundi 20 août 2007

Fin de semaine à ValDavid.

Après Chicoutimi, c’est dans mon coin, que la « troupe » se déplace. Pierre, descendu dans sa famille et belle-famille pour des vacances est disponible pour grimper une journée à Val David! Frank, Bas et Chuck, descendent également. Le groupe (hormis Pierre) campera au camping Laurentien. Rien de génial, mais ça nous fait un endroit où passer nos soirées autour d’un feu.

Le samedi matin, après avoir déposé le frêrôt et sa copine au terminus d’autobus (petit détour!) je reprends la route vers le nord. Près de ValDa, je « lâche un call » aux gars, question de savoir où ils sont…Ce coup de téléphone servira de réveil matin, car ceux-ci étaient encore endormis!!! Je passe les rejoindre au camping et après un arrêt déjeuner, on file enfin sur ValDa. Frank et Chuck s’enlignent pour le Mont Wright. Quant à moi, j’ai fini par me laisser convaincre par Bas d’aller avec lui en bloc! (bon, ça pas nécessairement été dur ;) ). Pierre arrive au stationnement au moment où on allait partir vers le secteur des Dames. Il nous accompagnera. Nous prenons la direction du bloc Louise.

Après des tentatives infructueuses dans un V2, Pierre tentera un V1 toujours sans succès…puis un V0. Il atteint le top ce qui lui remonte le moral. Bas lui dit alors : laisse faire ça les V1, c’est ben trop dur : viens, on va essayer un V6. Bas s’installe dans Louise Classique. Pendant qu’il fera ses premiers essais, je décide de faire le V0 : je prendrai des photos après! Arrivée en haut du bloc, que vois-je? Bas qui avait passé le plus dur du problème et qui s’apprêtait à le toper! Zut! L’angle serait super, mais je n’ai pas mon appareil. Bas se retrouve sur le bloc…mais celui ci n’a pas dit son dernier mot. Les deux pieds de Bas glissent! Il n’a que le temps de « sauter » vers un arrête qu’il attrapera in extremis! Ouf! On a tous eu peur!

Pierre s’essaiera également dans le V6. Après quelques essais, il trouve finalement sa séquence de départ. Bientôt, il se retrouve également au sommet du bloc! Trop hot Pete! Pour ma part, j’ai bien essayé quelques moves, mais sans succès..hihi..est-ce surprenant? ;)

Pierre dans Louise Classique


Pierre a atteint le top! Le plus dur est passé?


Le deuxième problème de la journée, à ma demande, est un beau V0 déversant, à gauche de « L’amour qui fait boom ». Après deux tentatives et une légère hésitation pour aller chercher le top, je me retrouve en haut. Les problèmes commencent! Les gars empillent les pads et me pressent de faire comme eux…c’est à dire, sauter en bas du bloc! NON MAIS! Êtes vous malades? Après avoir fait le tour du bloc, je constate qu’il n’y a pas tellement d’options pour descendre. Je retourne sur le bord du bloc et regarde le tas de crashpads! Ah non! Je ne peux pas faire ça!! Bas refait le problème, me rejoint et me montre comme faire. « Regarde, c’est pas dur, tu t’assis sur le bord, tu te descends le plus possible en te tenant sur les bras pis tu sautes. » Pas dur hein! Mon cerveau ne m’envoie pas vraiment le même message. Je m’assois finalement sur le bord du bloc…je regarde en bas…me relève…regarde autour pour une autre solution et me rassois. Je finis, après plusieurs minutes, par me laisser glisser le long du bloc et à sauter en bas…hiiiii! Ma journée est faite! Les gars se lanceront ensuite dans l’amour qui fait boom (V8), puis trouvant d’autres partenaires, ils s’essaieront dans « Té où » et « Rythmix », deux V5. Je les laisse en paix et prend la direction du secteur des hommes, faire quelques essais dans des problèmes plus abordables.


Un peu de puff avant un autre essai dans L'amour qui fait Boom.


Quand je retrouve les gars, Bas travaille « Fais moi mal Johnny ». Après quelques tentatives, on retourne à la voiture. Pierre reprend la route…Contente de t’avoir revu mec! Bas et moi tentons de rejoindre les gars…Sans succès. On décide donc d’aller prendre une bière en ville…puis finalement, on prend la route du camping où on les attendra jusqu’à passer 8h30!