dimanche 29 avril 2007

Julien Labedan et la méchante bébitte

Cette petite paroi, peu connue, est un petit joyau. Situé au Lac Supérieur, il s’agit d’un site fédéré, comptant environ 55 voies. Les difficultés sont assez élevées : seulement deux 5.6. et deux 5.7. Les premières voies en mixte sont en 5.9. et pour le sport, il faut grimper du 5.10. Les voies sont à l’image des autres voies ouvertes (ex : val da) par l’un des principaux développeur du site, soit André Laperrière. Elles sont engagées, soutenues, mais très bien équipées. Bref : les lignes ne sont pas données, mais elles sont assurément intéressantes.

Notre petit groupe s’y est retrouvé dimanche dernier. Après une journée de trad à Val Da, plusieurs ont laissé leur rack dans la voiture et se sont mis à la moulinette. Édith et moi avons profité du mur-école pour faire toutes deux une voie en trad. Rien de très long, ni très dur, mais bon, ça permettait de placer des pros! Si ça bien été pour Édith, pour ma part, je fus mis à rude épreuve…Et oui, au moment de placer ma 3e protection, surgit de nulle part, une petite bête à 8 pattes! En fait, je l'ai dérangé en essayant de mettre un coinceur. Je ne pus m’empêcher de crier un ti peu!..ben beaucoup. Je dégrimpai un peu la voie pour m’éloigner du monstre et reprendre mon calme. Édith, en bas, ne trouvait pas la situation très drôle et avait un ti peu peur que je prenne une mauvaise chute…à cause d’une araignée! Je pensai à comment passé ce crux. L’option était de ne pas placer de pro, contourner un peu la difficulté et protéger un peu plus haut…Ce que je réussis à me convaincre de faire (il y avait quand même un risque que l’ennemi me saute dessus!). Je passai le crux d’une main de maître (et avec Édith qui criait en arrière : Édith, c’est pas drôle! Mets une protection!). Je finis par en placer une, sans quitter des yeux l’arachnide et beaucoup plus inquiète de celle-ci que d’une chute potentielle!. Enfin, tout se termina bien et je sortis, peu de temps, après la voie sans autre anicroche!

Le reste de la journée se passa dans des voies du mur principal, à faire de la moulinette. Édith trippait, tout comme Éric, à découvrir ce nouveau site. Dan jubilait d’avoir enfin en main, un topo de la paroi. C’est vrai que cela rendait l’utilisation du site beaucoup plus intéressante. Et cela permis à Éric de trouver des bijoux de voies en 5.8. et 5.9. Tous…enfin, sauf moi, s’essayèrent en dans une fissure en 5.10. En vain pour plusieurs.

Éric fut le seul à ne faire que du lead cette journée là…Enfin, pas tout à fait…Il ne s’essaya pas en tête dans la fissure en 5.10, à la déception d’Édith qui espérait vérifier s’il avait des « couilles »! Jonathan s’était joint à nous pour cette journée : il effectua, au mur école, ses premiers leads en trad! Cool!

À la fin de la journée, tous mirent le cap sur la micro-brasserie locale. Notre premier souper sur une terrasse. Wouais! Bière maison et hamburger (au bison ou au sanglier miamm!). Une façon tout à fait géniale et dans le ton de terminer une belle fin de semaine…D’ailleurs, je ne me souviens pas combien de fois nous nous sommes exclamés : ouin, on a vraiment eu un beau week-end! Assis sur la terrasse, on avait vraiment l’impression que l’été était là et que nous étions en vacances!

Cette fin de semaine me permis de rencontrer du nouveau monde. Je suis bien contente de compter tous ces nouveaux amis. Et j’ai très hâte de pouvoir grimper à nouveau avec eux! Dan, Marc, Éric, Francis, Jonathan et Édith : merci pour cette belle fin de semaine. Je suis bien contente de vous connaître.

Note: il existe 693 espèces d'araignées répertoriées au Québec. Ces arthropodes ne sont pas des insectes, mais de proches cousins: les arachnides, qui comprend les araignées, les scorpions et les faucheuses. Parmi les différences majeures: les araignées ont 8 pattes, le corps segmenté en 2 parties, et deux paires d'appendices supplémentaires: les chélicères (crochets et les pédipalpes.) Évidemment, contrairement à plusieurs insectes, les araignées n'ont pas d'ailes. Malgré le fait que toutes les araignées produisent du venin, une infime partie seulement sont dangereuses pour l'homme (soit 0,1%). Selon Pierre Paquin, arachnologue, "Au Québec, la pire morsure d’araignée provoque autant de douleur qu’une… piqûre de maringouin." Malgré tout, la peur des araignées (ou arachnophobie) est très répandue. Aux USA, la moitié des femmes et le quart des hommes ont peur des araignées, à divers degrés.

Jonathan dans l'une des 5.6.


Dan s'essaie dans la Trident (5.10)


Édith, savoure une belle 5.8.

jeudi 26 avril 2007

Enfin l'été!!!

La semaine dernière le mercure a finalement grimpé…ce qui nous aura permis de grimper en masse nous aussi!

Avec un gros soleil et une température de frôlant les 20°C, les conditions sont géniales. La fin de semaine s’annonce tout simplement délicieuses.

Le samedi, notre petit groupe file sur ValDavid avec l’intention d’aller grimper dans le secteur du Mont Césaire. Je rencontre pour la première fois Éric, le frère de Dan. Tiens…finalement, il existe! J’avais commencé à en douter, car à chaque fois que Dan nous disait que son frère allait venir, ben le jour même, le frère en question ne se pointait pas. Si certains ont des amis imaginaires, pourquoi d’autres n’auraient pas un frère imaginaire ;). À Val-David, Francis, que j’avais rencontré une fois en glace, se joint à nous. Après avoir fait le tour des parois du secteur : Chico, Valse, Champs Élysés, Shambles, toutes soit très mouilées soit très occupées, nous nous retrouvons à Dizzy Rapture.

Cette paroi, de type dalle est d'une hauteur totale de 38m, mais la plupart des gens s'arrêtent aux scellements installés en mi-paroi. Elle offre plusieurs possibilités d'itinéraires entre 5.3. et 5.7. De quoi s’amuser. Je prends le topo de la paroi et cherche où je vais grimper. Mon choix s’arrête sur Julie. En arrière de moi, j’entends Marc me crier, sur un ton ironique, « la voie avec les deux toits! On voit qui revient des Gunks! ». Francis et moi aurons leadé quelques voies que Marc, qui se remet tranquillement à l’escalade après deux tendinites, aura secondé. Éric et Dan, après avoir fait une voie à Chico se joignent à nous. Le groupe taquinera gentiment Dan jusqu’à ce que celui-ci se décide également à faire une voie en tête, soit Laurent en 5.4. Nous terminerons la journée, sans Dan qui avait des airs lousses à aller récupérer, dans une classique : Arabesque. Quelle belle voie! Pas très difficile, 5.6. au plus, mais une belle ambiance alpine.

C’est tous très heureux (et beaucoup déshydratés) que nous quitterons Val David, en se promettrant une aussi belle journée le lendemain.

Bilan de ma journée : trois voies à Dizzy Rapture (Lucie 5.4, Julie 5.5. et probablement Alain 5.5.) plus le second pitch d’Arabesque en 5.6, un passage sur dalle « exposée » après un petit toit, protégé que par une plaquette de spéléo! Au-delà des nombres et des noms, c’est la confiance dont j’ai fait preuve au cours de la journée qui m’a fait plaisir! Ceux qui me connaissent savent que mon plus gros problème en escalade se trouve entre mes deux oreilles : je suis pas mal insécure. En général, quand je lead, je suis super stressée, parfois au bord de la panique, j’ai les jambes qui shake et je grimpe très mal. Or, depuis le début de la saison, c’est tout le contraire : je grimpe certes des voies faciles, mais il y a une constance : je suis calme! Et ça m’épate! Dans Lucie, je me suis envoyé dans les deux surplombs sans hésitation. Allez, on protège et on y va! L’an dernier, j’aurais pas mal hésité…Peut-être même pas essayer le passage. Marc a un peu raison : pour les surplombs, la visite aux Gunks n’aura certes pas nuit. Je suis passée aussi en lead, dans des passages humides…pas difficiles, mais bon, il y a toujours un doute à savoir si le pied va tenir! Bref, tout semble bien aller du côté de la tête. J’espère que la tendance va se maintenir!

Marc dans le premier surplomb de Lucie


Dan, en tête dans Laurent


On a eu une belle journée relax! Hein, Éric!


Francis, dans l'Arabesque:

jeudi 12 avril 2007

Édith V.



Bon…comme je risque d’en parler souvent dans les mois à venir, aussi bien vous présenter en bonne et due forme mon amie Édith.

On s’est rencontré il y a deux ans…J’étais avec une amie à la Croix de Ste-Anne. On se préparait à partir quand je vis revenir de la Dalle Egen plusieurs de mes amis…Une grosse délégation! Parmi eux, un visage inconnu! Étrange. À l’époque, je connaissais pas mal tout le monde du CMS. Alain C. s’arrêta devant moi : Édith, je te présente Édith!

Hein!!! Une autre Édith…Ça me prit quelques secondes pour sortir de ma surprise…Cool! Une autre Édith! Elle dû se dire la même chose, car ça cliqua tout de suite. Je changeai mes plans et je descendis avec elle et les gars au Parapluie.

On se revit le mercredi suivant, puis l’autre fin de semaine…Et je finis pas lui proposer de crêcher chez moi le vendredi et le samedi, question de lui éviter de prendre l’autobus à partir de Jonquière pour venir grimper les jours de fin de semaine! On passa donc l’été en « co-location de fin de semaine ».

On avait trouvé un ami avec une auto qui accepta de nous voyager et de nous supporter…C’est que les deux ensemble, on déplace beaucoup d’air. On parle pas mal, on déconne, on bouge sans arrêt. Jasmin devint dès lors le 3e membre d’une équipe du tonnerre. Édith arrivait le vendredi après le travail. On la récupérait au terminus et on allait grimper. On finissait la soirée chez Jasmin qui venait nous reconduire chez moi, vers minuit -1 heure, pour nous récupérer 8h plus tard. Le samedi, après avoir grimpé, on se faisait une bonne bouffe, avec bière et film…coucher tard et encore de la grimpe le dimanche. Et on recommençait la semaine suivante. Si on inclut les mercredi, on grimpait 4 jours semaine. Quand j’y repense…c’avait pas d’allure!

Ce qui était intéressant avec Édith, c’est que lorsqu’elle est arrivée, on avait le même niveau : autant en moulinette qu’en sport. Toutes les deux n’avions pas encore touché au trad. On pratiquait donc les mêmes choses. Édith était la plus audacieuse des deux…quand elle partait dans une voie, elle n’hésitait pas à faire des mouvements, même si ça entraînait la chute : elle fonçait! De mon côté, je pensais davantage, j’analysais la séquence, et généralement, j’arrivais à sortir la voie également, mais sans tomber. J’admirais Édith parce qu’elle avait le courage que je n’avais pas…J’aurais tellement aimé ne pas avoir peur de tomber, tout comme elle. Édith m’admirait parce que je ne tombais pas. Elle c’est ma technique qu’elle aurait voulu avoir. Rapidement chacune est donc devenue le modèle de l’autre, sa source de motivation pour progresser.

Une saine compétition s’établit. Aucune des deux ne voulait laisser l’autre prendre le dessus! Quand l’une sortait une voie, l’autre s’empressait de se lancer dedans avec la ferme intention de la sortir également. Et tout cela dans une grande complicité, dans les rires et la bonne humeur.

Mais en fait, il y avait plus que cette compétition…il y avait Jasmin, le 3e membre très important de ce trio. Jasmin qui nous a toutes les deux initiées au trad, lors d’une sortie au Dôme, qui a passé l’été à nous installer des moulinettes dans les voies que l’on voulait travailler, qui a passé, plus souvent qu’à son tour, derrière nous pour vérifier la pose de nos pros et surtout, qui, par sa belle technique de grimpe, nous a inspiré…

Quand elle retourna, fin juillet, à Montréal, on avait toutes les deux connu notre meilleur été de grimpe, et il n’était même pas terminé. Nous avions sorti des 5.11b en moulinette, du 5.10 en sport et du 5.8. en trad.

Depuis, chaque fois que l’on se revoit c’est la fête. La magie d’être ensemble revit. Avec le temps, elle n’est pas devenue la meilleure partenaire que j’ai eu, mais également ma meilleure amie. Maintenant que l’on vit dans la même ville, on peut recommencer à grimper ensemble…Recommencer à pousser l’autre à se dépasser.

Aujourd’hui, on grimpe encore au même niveau, on a encore du plaisir à être ensemble et je suis certaine que l’on va encore être une source de motivation pour l’autre. Et en plus, maintenant, les deux nous savons ce que nous recherchons en escalade…et c’est la même chose…Nos priorités : sécurité et plaisir. Alors que nous commençons à faire de multi-pitch ensemble (les voies aux Gunks constituaient nos premiers multi-pitch ensemble), nous savons que l’autre nous complète et je suis certaine que l’on saura compter sur les points forts de chacune.

Moi, en tête, dans le Nez à Chicoutimi, le jour de notre première rencontre...Edith m'assure...un moment mémorable!


Jasmin, le 3e comparse

mercredi 11 avril 2007

Les Gunks…la suite



Après une autre nuit au froid et un autre déjeuner chez Starbuck, on se retrouve au pied des parois. Un appel à mon amie Édith m’apprend que celle-ci arrive au village…Elle sera bientôt là! Je laisse donc Nic, Val et Simon partir tous les trois. Le trio retrouve enfin une certaine forme de liberté : Val pourra les suivre (ou à tout le moins, suivre Nic ;) ), ce que je sais qu’elle désire faire. Je feuillette le guide pour cibler le projet du jour…Édith arrive enfin, tout sourire de découvrir les gunks! Wow! Je ne regrette dont pas d’être venu, s’exclamera-t-elle!

Le duo infernal des ÉdithS (avec un S) est reconstitué! Depuis sa formation, en 2005, c’était la première fois qu’on se retrouvait à nouveau ensemble à une paroi d’escalade de roche (on avait toutefois grimpé un peu en glace, tous les deux!). Nous étions enthousiasmes face à la journée qui commençait. Après avoir marché un peu, notre choix s’arrête sur Minty. Une 5.3., trois étoiles, qui constitue un « must do » selon le site gunks.com. On se partagera la voie : un pitch chacune! Après une première longueur intéressante, Édith V s’engagera dans la 2e longueur : un petit bijou de ligne : facile, mais absolument aérienne. Woow!

Une fois les pieds à terre, on s’enligna pour Bunny – 2e essai de la fin de semaine. Cette fois, ce fut le ranger qui nous obligea à changer nos plans : on avait pas payé et on ne voulait pas le faire, pour un seul pitch! Nous primes d’ailleurs la décision, ce soir-là, de ne plus essayer de déjouer les rangers. C’est ben trop stressant! Comme on ne voulait pas terminer la journée trop tard, question d’aller monter la tente, il nous fallait une voie en une seule longueur, ou un multi-pitch avec un arbre pour premier relais. Comme Édith ne l’avait pas fait, je lui proposai qu’elle aille leader le premier pitch de Three Pines. Ça ne me dérangeait pas d’aller le refaire : je voulais juste grimper.

Le temps de monter la tente, le trio arriva et on s’enligna pour un souper au resto, en ce souper de Pâques. Au retour, après une petite marche nocturne au pied des parois, on tomba sur notre ami Ben, et Seb et Louis…la troupe s’enlignait pour une soirée sous une tente dôme chauffée! Le porto de Louis passa rapidement, surtout à la quantité que’Éric mettait dans les tasses.

Ce soir-là, bien entassé dans la tente d’Édith, je n’eus pas froid…c’était un excellent présage pour la journée à venir! Le matin venu, miracle il faisait « chaud »…ben du moins, comparativement aux matins précédents. Édith et moi ont démonta rapidement le camp, si bien qu’à 9h nous étions prêtes pour partir, avec Louis et Bas, pour le Starbuck café. Après s’être réchauffé, retour, vers 10h au pied des gunks…La chaleur nous permettra de commencer la journée passablement plus tôt que les autres jours! Heureusement, car il fallait partir tôt.

Après quelques minutes de marche, on se retrouva devant le stationnement des near trapp. On aperçut Louis et Bas à qui l’on cria de se presser. C’est qu’après en avoir parler des jours, j’avais décidé, ce matin, que personne n’allait m’empêcher de faire un ou deux problèmes de bloc. J’en aurais d’ailleurs fait plus, si mon amie Édith n’avait pas été présente. C’est qu’un petit côté de moi aime pas mal le côté amical, « party » du bloc, tout comme l’aspect « problème » et technique associé à cette partie de l’escalade, et ce malgré le fait que la hauteur des blocs me fout la trouille!

C’est ainsi que j’ai sendé…que dis-je, flashé, mes deux premiers V0 dans les Gunks. Édith se prêta au jeu, d’abord peu enthousiasme, mais fini par trouver ça intéressant…On aurait ben essayé le V2 tout prêt, mais la gang de bloqueux était toute arrivée et les gars s’était mis dans leurs problèmes, photos et vidéos. À défaut de spotteur et de crash pads, on enfila nos harnais, direction Easy Overhang 5.2.**…après tout, on était ici pour trader!

Je partie en premier, question de laisser le 2e pitch à Édith, qui voulait faire la longueur avec les toits. Après une cheminée (j’hais ça d’ailleurs, t’es tout pogné avec ton rack pis en plus, j’arrêtais pas de me cogner la tête), et un passage aérien menant à un face, j’arrivai au premier relais. Je jetais un coup d’œil au-dessus de ma tête : wow…il y avait là une belle ligne. Édith me rejoignis rapidement. Après quelques photos de Simon, Val et Nic, dans Son of easy O, 5.8.**, on discuta de la 2e longueur. Édith avait aussi spotté la belle ligne…Il s’agissait du dernier pitch de Baby. Édith analysa la voie : « bah! Il y a des bons pieds et de bonnes mains… On la fais! s’écria-t-elle! [abasourdi] On la fait???[/abasourdi] que je répondis…ok!

Édith partie en tête et réalisa rapidement que du 5.6. dans le gunks, c’est pas du 5.6. à Chicoutimi. Mais elle réussi! À force de coup de pied au cul et de passages très très protégés. Je la suivis dans ce qui sera notre plus belle longueur de la fin de semaine. De quoi faire monter l’adrénaline! Cette ligne très aérienne avec des dièdres et des toits restera gravé dans nos mémoires longtemps. Wooo! La fin de semaine n’aurait pas pu mieux finir! Encore FÉLICITATIONS ma belle pour ce sacré beau lead!

Après les rappels, on constata qu’il était 3h45…hiiii! Il est temps de partir..après une marche plus longue que prévu à faire nos « au revoir » on arriva au stationnement. On arriva à Mtl à 10h30, encore tout enthousiaste à cause de la voie de la journée, de cette fin de semaine ensemble, des voies qui nous attendent là-bas et à cause des sorties à venir…car on a bien l’intention de reformer le duo infernal, de traîner un peu partout notre cordée « de filles » et d’en faire voir de toutes les couleurs à tout ceux que l’on croisera…

Je vous l’annonce en primeur : l’été sera hot! Checker nous bien aller!

Pour plus de photos et d’autres infos sur cette fin de semaine, vous pouvez consulter le site de mon ami Louis et de son groupe stikkit (voir lien dans section liens d’escalade). Le site de ce petit groupe, engager dans le développement de bloc est d’ailleurs un incontournable pour les amateurs de blocs au Qc.

D'autres photos sont également disponible sur mon compte flickr.

Édith se met au bloc


Louis, spotté par Bas


Édith à la sortie du premier pitch de EasyOverhang


Moi, dans le 2e pitch de baby

Les gunks – prise 2.

La première fois que je pris la route pour les Gunks, ce fut à l’action de Grâces 2005. Départ de Chicoutimi, pour arriver environ 11h-12h plus tard au Camp slime, le camping situé au pied des parois. Nous étions 12 grimpeurs motivés à faire le voyage. Malheureusement des fortes pluies dues à une queue d’ouragan ne nous a même pas permis d’apercevoir les parois. Après un voyage d’une journée à New York, nous avions plié bagages.

Cette fois, ce n’était pas la pluie, mais le froid qui menaçait de faire mal tourner le voyage. Mais l’absence de pluie dans les prévisions nous à inciter à partir. De toute façon, les conditions n’étaient guères mieux au Québec, donc, tant qu’à rester à Montréal à ne rien faire, aussi bien se rendre dans les Gunks.

Le plan de match : départ le jeudi soir avec Val, Nic et Simon et retour le lundi après-midi avec mon ami Édith.

Après plusieurs heures de routes, nous sommes arrivés à minuit au camping. Rapidement les tentes furent montées et tout le monde couché! Vendredi matin : brrr…il fait froid. Alors que les autres dorment, je pars jeter un coup d’œil aux parois. Bientôt, nos deux bloqueux, Louis et Sébastien, se pointeront au camping pour leur première visite dans les Gunks. Rapidement, les gens sortent de leur tente : les visages de plusieurs sont connus!

Ce jour-là, nous ne commençâmes à grimper que vers 13h, après avoir été déjeuner au village et fait une épicerie. Après avoir fait en moulinette, Rhododendron (5.6.-) et Laurel (5.7.), je fis une petite 5.2., question d’avoir une idée du niveau. Easy Keyhole, 5.2.* devint donc mon premier lead à vie, dans les Gunks! Cette voie me permis découvrir une réalité des gunks…des petits toits (ou overhang comme ils disent dans le guide), il y en a partout et même dans les 5.2. C’est étrange de se retrouver, les deux pieds hauts, une main sur une fissure par-dessus le toit, à chercher un pro pour protéger le passage!

Ce soir-là, nous furent vaillants : souper au camping! Ce fut d’ailleurs la seule fois du voyage, les autres soupers furent pris au restaurant, question de ne pas geler toute la soirée. Question qu'on se réchauffe, Bas nous proposa une marche nocture dont l'objectif était Bouddha. Marche qui fut d'ailleurs très enjouée, en partie dû au fait que Bas a passablement entamé sa bouteille d'Appleton. Il nous montra, enthousiasme, tous les blocs essayés. Simon en essaya une coup', backé par Bas qui s'était auto-proclamé "le meilleur spotteur"! On fini par arriver à Bouddha: un problème assez impressionnant. Au retour, les amoureux disparurent dans la noirceur, me laissant seule à entendre les divagations de Bas...ils ne savent pas ce qu'ils ont manqué, parce que c'était bien amusant! Cette marche termina d'une belle façon, une première journée, pour chacun d'entre nous, dans ce site mythique!

La deuxième journée, début de la grimpe : midi. Nic et Simon s’enligne dans Sometimes interesting. Quant à Val et moi, l’objectif est Three Pines 5.3.*** La plus belle 5.3. des Gunks selon le guide. Une cordée est déjà présente, mais le second arrive au 2e relais : on peut donc commencer notre ascension pareil. Mais les grimpeurs, plutôt que de faire le 3e pitch, commencent un rappel. La raison, nous l’apprîmes: à 1-2m du 2e relais, il y avait un nid d’urubus et les œufs étaient éclos. Danger! Nous décidâmes donc de ne faire que le premier pitch. Je fus la première à grimper. Arrivée au relais, j’installe un rappel et je redescends : c’est qu’il a été décidé que Val ferait son premier lead en trad! Ce qu’elle fit d’ailleurs ☺ !

Pour la suite, Bunny était dans les plans, mais la voie était déjà occupée ☹. On se rabattit sur No PicNic 5.5.* Après un moment de « stress », un pied qui glisse sur une prise alors que je m’engageais dans un dièdre, j’atteignis le crux : un petit toit. Bien installée sur une vire, j’analysai la situation…Les options n’étaient pas nombreuses pour la protection. Je montais un peu et tentai de mettre un premier cam…puis un autre…et on ré-essaie le premier. Question de ne pas me brûler, et parce que les prises n’étaient pas « relaxantes », je redescendais après chaque essai. Je regardai ensuite à d’autres options : je trouvai finalement un endroit pour un petit cam, un peu plus bas. Reste à passer le toit, ce que je réussis, non sans avoir ressenti une certaine frousse! ☺ Une fois les pieds sur une bonne vire, je cherchai à poser une nouvelle pro puis, ceci étant fait, je m’envolai pour le sommet de la voie! Wouhou! Que j’étais contente!!! Cette voie concluait une deuxième belle journée de grimpe! J’assurai Simon pendant que Val pour terminer la journée, alla grimper quelques 5.10 en moulinette!

Simon, dans Rhododendron 5.6-


Alain et Karine dans Horseman 5.5.


Val pose sa première pro, dans Three Pines 5.3.