Le site de Pont Rouge, ou l'Île aux raisins, est bien connu à cause de la tenue du Festiglace. J'y ai grimpé deux fois, et à chaque fois, c'était justement lors de cette compétition. Pour la première fois, dimanche, j'y étais à un moment autre que celui du Festiglace...Pour une fois, le site n'était pas noir de monde! À un mois de l'événement, le site n'annonce rien de bon et il est à espérer que l'hiver enfin arrivé ne reparte pas, question que les conditions s'améliorent. Pour l'instant, la rivière n'est pas beaucoup gelée.. une bonne partie du site de compétition n'est donc pas accessible...Difficile de voir où s'installeront les nombreux commanditaires...et de voir où compétiteurs et festivaliers pourront grimper. Dans le secteur de Valentin, une seule colonne touche au sol...(probablement le tube)...les autres, dont Valentin, sont loin d'être au sol. Heureusement, il reste encore un mois avant le Festiglace. La rivière a le temps de geler et les cascades de se former...si les températures froides se maintiennent.
Il y avait tout de même de quoi s'amuser...Plusieurs petites colonnettes, souvent minces, s'étaient formées le long du mur à l'ouest de l'escalier. Nous nous sommes donc installés des moulinettes et nous avons grimpé en masse! L'avantage d'une telle journée est que la diversité des structures permet de pratiquer notre technique et d'essayer des choses que l'on ne ferait pas autrement. Ici, un petit pilier de 30 cm de diamètre...attention fragile! Là, un devers menant à un toit...Ou encore des petites colonettes rapprochées, qui permettent de grimper en "pontage" ou de faire des transferts de l'une à l'autre. Cette journée relax, sans marche d'approche, contrastait avec celle de la veille. D'autant plus que le soleil était au rendez-vous, ce qui rendait la température fort agréable (encore un contraste avec le samedi où l'on avait eu un p'tit peu froid...à peine ;) ).
En après-midi, j'y suis allée pour un petit lead...rien de difficile, 3+ peut-être...par contre, je ressentais la fatigue accumulée de trois jours de grimpe. Du moment que la cascade a pris un peu de vertical, mes bras se sont fatigués et j'ai commencée à être nerveuse...d'autant plus que la glace qui s'offrait devant moi ne semblait pas avoir été inondée par les rayons du soleil: elle était sèche et cassante. Du moment où j'ai eu un bon piolet, je me suis empressée de mettre une vis, question de protéger ma sortie...Je devais être à peine plus haut de 1m de la précédente, mais bon...j'avais une jambe qui "shakait" (tellement que cela se ressentait dans la corde, jusqu'aux mains de mon assureur, Fred, qui trouvait ça bien drôle...): j'avais donc besoin d'une béquille pour mon mental...Comme c'est arrivé trop souvent, la question d'abandonner...à 2, 3 coups de piolets de la sortie (sic), m'a effleuré l'esprit...Pas question! cette fois! Si je ne sortais pas cette cascade, je m'en serais voulu pour le reste de l'hiver...Sans compter que j'aurais donné une raison de plus pour Fred de me narguer...Je me suis donc calmée, j'ai pris le temps de planter correctement mes piolets et mes crampons...et j'ai passé le dernier ressaut... :)
Ça aura permis aux gars de profiter de la moulinette installée pour se fatiguer dans un toit...
Il était 5h quand on est finalement sorti...Nous sommes arrivés à nos voitures, alors que le soleil se couchait, teintant le champs et le ciel d'un voile orangé...Un beau clin d'oeil pour clore cette belle fin de semaine.
lundi 22 janvier 2007
Retour à la Chute à Guy
Mes amis et moi avons établis une certaine routine...le samedi: grosse journée...On va grimper une cascade avec une marche d'approche relativement longue, ou qui demande un engagement plus important...Le dimanche, on va moins loin...d'une part, à cause de la fatigue de la veille, mais également parce que Fred et moi devons retourner à Montréal le soir même.
Ce samedi, notre destination était à nouveau "la chute à Guy". Une marche d'approche d'une heure trente nous mêne au pied des plusieurs cascades gradées entre 4+ et 5, d'environ 45m. Certaines "chicken lines" comme dirait Fred peuvent se faire en grade 4. Les cascades sont vraiment belles, la qualité de la glace et la verticalité s'améliorent sans cesse. C'est ce qui nous motive à faire, semaine après semaine, la marche d'approche. Aujourd'hui, on a fait la grasse matinée: on a fait sonner le réveil à 6h du matin...c'est toujours bien 1h de gagnée par rapport aux autres fins de semaine. La journée était froide, le soleil manquait à l'appel et la glace...dure! Il a donc été plus difficile que la semaine précédente de grimper les cascades. Ça m'a pris tout mon p'tit change et quelques "à sec". pour atteindre le sommet de l'Imbu. J'avais tellement mal aux bras! À en crier...voire à en pleurer. Pourtant, cette cascade aurait dû être plus facile que celle qu'on avait fait la semaine d'avant. Seul réconfort...Fred avait souffert lui aussi...mais il avait le mérite de l'avoir fait en tête, sans se faire prendre à sec...Trop fort le mec!
Finalement, même si on avait le temps, on n'a fait qu'une cascade...Aurorae devra encore attendre...et Masturbabination, de plus en plus verticale, aussi...Ce n'est que partie remise, parce que Fred a bien l'intention de la sortir d'ici la fin de l'hiver...ça se voit dans ses yeux...Je vais donc être pris pour refaire la marche d'approche avec mon gros sac...Épuisant, mais je ne manquerai pas l'ascension de Fred pour tout l'or du monde...Et puis, moi aussi, je veux la grimper Aurorae! ;)
Ce samedi, notre destination était à nouveau "la chute à Guy". Une marche d'approche d'une heure trente nous mêne au pied des plusieurs cascades gradées entre 4+ et 5, d'environ 45m. Certaines "chicken lines" comme dirait Fred peuvent se faire en grade 4. Les cascades sont vraiment belles, la qualité de la glace et la verticalité s'améliorent sans cesse. C'est ce qui nous motive à faire, semaine après semaine, la marche d'approche. Aujourd'hui, on a fait la grasse matinée: on a fait sonner le réveil à 6h du matin...c'est toujours bien 1h de gagnée par rapport aux autres fins de semaine. La journée était froide, le soleil manquait à l'appel et la glace...dure! Il a donc été plus difficile que la semaine précédente de grimper les cascades. Ça m'a pris tout mon p'tit change et quelques "à sec". pour atteindre le sommet de l'Imbu. J'avais tellement mal aux bras! À en crier...voire à en pleurer. Pourtant, cette cascade aurait dû être plus facile que celle qu'on avait fait la semaine d'avant. Seul réconfort...Fred avait souffert lui aussi...mais il avait le mérite de l'avoir fait en tête, sans se faire prendre à sec...Trop fort le mec!
Finalement, même si on avait le temps, on n'a fait qu'une cascade...Aurorae devra encore attendre...et Masturbabination, de plus en plus verticale, aussi...Ce n'est que partie remise, parce que Fred a bien l'intention de la sortir d'ici la fin de l'hiver...ça se voit dans ses yeux...Je vais donc être pris pour refaire la marche d'approche avec mon gros sac...Épuisant, mais je ne manquerai pas l'ascension de Fred pour tout l'or du monde...Et puis, moi aussi, je veux la grimper Aurorae! ;)
Camp de base
Vendredi am...Je reçois un mail de notre ami Nic, de Qc...Il nous prédisait du soleil et demandait, à Fred et moi, si l'on descendait à Qc pour la fin de semaine. Dans les faits, je crois qu'il connaissait pertinemment la réponse. Il a depuis plusieurs semaines réalisé que nous sommes régulièrement dans la région de Québec. "Coudon! vous êtes encore à Qc" nous avait-il lancé un jour, surpris de nous vois grimper au Rock Gym".
Le peu de glace disponible dans un rayon de 1h30 de Montréal jusqu'à récemment, ne laisse pas grands choix aux grimpeurs de glace assidus que nous sommes...D'autant plus que Fred et moi ne sommes pas des fans de Montréal...malgré le fait que je sois montréalaise d'origine. Par chance, Fred est originaire de Québec. Je dois dire que j'ai bien de la chance d'avoir ce partenaire d'escalade! D'abord parce qu'il est une personne remplie de qualités. Fred est généreux, attentionné (même quand il ne m'attends pas durant la marche d'approche et que je perds sa trace...oui oui...je perds sa trace...dans la neige en plus...vous avez le droit d'en rire!), et très drôle...Sa personnalité un peu plus bohème, contraste avec la mienne...un peu plus cartésienne, comme il dirait, et ça me fait du bien. D'autre part, comme les parents de Fred habitent encore québec, la maison parentale nous sert de camp de base pour nos excursions hivernales. Raison de plus d'apprécier Fred ;).
Tous les vendredis, nous levons les voiles et mettons le cap vers Québec. La petite écho hatchback, bien remplie de matériel d'escalade, connait le chemin par coeur! De là, nous pouvons accéder "rapidement" aux Grands-Jardins et à la région de Portneuf...et grimper de la glace toutes les fin de semaines. Une chance inouïe...qui nous permet de profiter pleinement de la glace que l'hiver a à nous donner. Je me demande ce qui serait advenu de ma saison de glace, si l'on avait pas eu cet endroit où crêcher...!
Alors...
"oui Nic ont descend à Québec en fin de semaine...en fait, nous y sommes déjà! Je ne te dirai pas que je fais le "travail buissonnier" avec Jean-Guy aux Chutes Montmorency cet après midi...ça ne serait pas gentil vu que tu dois certainement travailler! On s'appelle ce soir pour valider où l'on va demain!"
À la fin de la journée dimanche, Nic nous regarde et nous lance: "à la fin de semaine prochaine!"... Voilà une prédiction qui risque de se réaliser :) .
Le peu de glace disponible dans un rayon de 1h30 de Montréal jusqu'à récemment, ne laisse pas grands choix aux grimpeurs de glace assidus que nous sommes...D'autant plus que Fred et moi ne sommes pas des fans de Montréal...malgré le fait que je sois montréalaise d'origine. Par chance, Fred est originaire de Québec. Je dois dire que j'ai bien de la chance d'avoir ce partenaire d'escalade! D'abord parce qu'il est une personne remplie de qualités. Fred est généreux, attentionné (même quand il ne m'attends pas durant la marche d'approche et que je perds sa trace...oui oui...je perds sa trace...dans la neige en plus...vous avez le droit d'en rire!), et très drôle...Sa personnalité un peu plus bohème, contraste avec la mienne...un peu plus cartésienne, comme il dirait, et ça me fait du bien. D'autre part, comme les parents de Fred habitent encore québec, la maison parentale nous sert de camp de base pour nos excursions hivernales. Raison de plus d'apprécier Fred ;).
Tous les vendredis, nous levons les voiles et mettons le cap vers Québec. La petite écho hatchback, bien remplie de matériel d'escalade, connait le chemin par coeur! De là, nous pouvons accéder "rapidement" aux Grands-Jardins et à la région de Portneuf...et grimper de la glace toutes les fin de semaines. Une chance inouïe...qui nous permet de profiter pleinement de la glace que l'hiver a à nous donner. Je me demande ce qui serait advenu de ma saison de glace, si l'on avait pas eu cet endroit où crêcher...!
Alors...
"oui Nic ont descend à Québec en fin de semaine...en fait, nous y sommes déjà! Je ne te dirai pas que je fais le "travail buissonnier" avec Jean-Guy aux Chutes Montmorency cet après midi...ça ne serait pas gentil vu que tu dois certainement travailler! On s'appelle ce soir pour valider où l'on va demain!"
À la fin de la journée dimanche, Nic nous regarde et nous lance: "à la fin de semaine prochaine!"... Voilà une prédiction qui risque de se réaliser :) .
mercredi 17 janvier 2007
Quand la tete va...tout va!
En escalade, comme dans bien des domaines, le plus grand atout qu’on peut avoir se trouve entre nos deux oreilles. « Quand on veut, on peut! », comme dirait l’autre…
2 janv 2007 : C’est avant même le lever du soleil que Fred et moi partons pour la chute à Guy. C’est notre dernière chance avant un certain temps de grimper en glace : une semaine de redoux et de pluie est annoncée. Après une heure et demie de marche à travers les bois, nous arrivons au pied des cascades. Impressionnant! Plusieurs itinéraires s’offrent à nous, mais Fred est hypnotisé par l’un des piliers se dressant devant nous. Finalement, après plusieurs tergiversations, nous décidons de rebrousser chemin…ce n’est pas aujourd’hui que nous allons attaquer les chutes à Guy…
14 janv 2007…Chute à Guy, 2e essai. L’abandon de la dernière visite nous était resté sur le cœur. Cette fois, nous avions bien l’intention de vaincre, cette cascade. Et chose promis, chose due…Cette fois, fut la bonne…La cascade était la même, le pilier, aussi impressionnant que la fois précédente, la glace était meilleure mais, au fond, c’est parce que Fred le voulait plus qu’il a leadé et sorti le bras gauche de l’Imbu.

De mon côté, j’ai également pris la décision de me reprendre en main! Après plusieurs mois décevants, je veux retrouver la confiance que j’avais l’hiver dernier et l’été d’avant. Je veux me rendre à la limite de mes capacités physiques et non pas être arrêtée par la crainte d’une chute.
Mon premier coup de pied au cul, c’est dimanche dernier que je me le suis donné. Mon piolet était coincé pour une x-ième fois…J’étais découragée de perdre toute mon énergie à essayer de ressortir mes piolets, plutôt qu’à grimper. Après avoir mis une vis et m’être fait prendre à sec, je commence à m’acharner sur mon piolet…J’avais bien le goût de tout laisser tomber…Et j’ai failli le faire…Puis je me suis dit que ce serait complètement stupide…j’ai opté pour un itinéraire plus facile…mais au moins, je me suis rendue en haut…
Coup de pied #2…Ça faisait deux semaines que je me disais qu’il fallait que je commence à prendre des chutes, question de renforcir mon mental. Et bien, je suis passée de la parole aux actes, ce mardi. Et pour la première fois depuis très très longtemps, j’ai eu l’impression de retrouver celle qui sortait du 5.9+, 5.10 en tête, il y a deux étés. Pour la première fois depuis des lustres, j’ai grimpé sans avoir peur de tomber à chaque mouvement et sans être crispée aux prises. Comme il y a un an…Ça fait tellement du bien de voir que je n’ai pas tout perdu finalement et que si j’y mets un peu d’efforts, je peux retrouver un niveau de grimpe intéressant…c’est comme voir la lumière au bout du tunnel. L’avantage de ces soirées, où le mental est là et que tout va bien, c’est que l’on goûte à un état de bien-être élevé…Un état que l’on veut retrouver encore et encore et dont la recherche constitue une source de motivation à se dépasser.
2 janv 2007 : C’est avant même le lever du soleil que Fred et moi partons pour la chute à Guy. C’est notre dernière chance avant un certain temps de grimper en glace : une semaine de redoux et de pluie est annoncée. Après une heure et demie de marche à travers les bois, nous arrivons au pied des cascades. Impressionnant! Plusieurs itinéraires s’offrent à nous, mais Fred est hypnotisé par l’un des piliers se dressant devant nous. Finalement, après plusieurs tergiversations, nous décidons de rebrousser chemin…ce n’est pas aujourd’hui que nous allons attaquer les chutes à Guy…
14 janv 2007…Chute à Guy, 2e essai. L’abandon de la dernière visite nous était resté sur le cœur. Cette fois, nous avions bien l’intention de vaincre, cette cascade. Et chose promis, chose due…Cette fois, fut la bonne…La cascade était la même, le pilier, aussi impressionnant que la fois précédente, la glace était meilleure mais, au fond, c’est parce que Fred le voulait plus qu’il a leadé et sorti le bras gauche de l’Imbu.

De mon côté, j’ai également pris la décision de me reprendre en main! Après plusieurs mois décevants, je veux retrouver la confiance que j’avais l’hiver dernier et l’été d’avant. Je veux me rendre à la limite de mes capacités physiques et non pas être arrêtée par la crainte d’une chute.
Mon premier coup de pied au cul, c’est dimanche dernier que je me le suis donné. Mon piolet était coincé pour une x-ième fois…J’étais découragée de perdre toute mon énergie à essayer de ressortir mes piolets, plutôt qu’à grimper. Après avoir mis une vis et m’être fait prendre à sec, je commence à m’acharner sur mon piolet…J’avais bien le goût de tout laisser tomber…Et j’ai failli le faire…Puis je me suis dit que ce serait complètement stupide…j’ai opté pour un itinéraire plus facile…mais au moins, je me suis rendue en haut…
Coup de pied #2…Ça faisait deux semaines que je me disais qu’il fallait que je commence à prendre des chutes, question de renforcir mon mental. Et bien, je suis passée de la parole aux actes, ce mardi. Et pour la première fois depuis très très longtemps, j’ai eu l’impression de retrouver celle qui sortait du 5.9+, 5.10 en tête, il y a deux étés. Pour la première fois depuis des lustres, j’ai grimpé sans avoir peur de tomber à chaque mouvement et sans être crispée aux prises. Comme il y a un an…Ça fait tellement du bien de voir que je n’ai pas tout perdu finalement et que si j’y mets un peu d’efforts, je peux retrouver un niveau de grimpe intéressant…c’est comme voir la lumière au bout du tunnel. L’avantage de ces soirées, où le mental est là et que tout va bien, c’est que l’on goûte à un état de bien-être élevé…Un état que l’on veut retrouver encore et encore et dont la recherche constitue une source de motivation à se dépasser.
C'est bon pour le moral!
C’est finalement à la mi-janvier que l’hiver a fini par se pointer le bout du nez. Et ce n’est pas trop tôt! Quoiqu’en disent certains, l’hiver est une belle saison, trop courte quand on sait comment en profiter. Lorsque l’on fait de la raquette, que l’on ski, glisse, grimpe ou patine, on ne voit pas passer la saison froide. C’est, au contraire, quand l’hiver n’est pas l’ombre de lui-même que le temps est long, très long. On tourne en rond, on surf sur internet, on écoute les prévisions météorologiques dans l’espoir d’une bonne nouvelle et on écrit des niaiseries sur les forums. D’ailleurs, le niveau extrême de niaiseries écrites sur DrTopo la semaine dernière reflétait un emmerdement général!
Le froid et la neige, donc, plusieurs les attendaient et inutile de préciser que j’étais de ceux-là. Enfin, la fin de semaine passée, il était possible de pratiquer nos sports d’hiver favoris! Du moins pour certains, car, le peu de neige au sol ne constitue certainement pas une condition idéale pour la raquette et le ski de fond.
La fin de semaine dernière, quatre de mes amis ainsi que moi-même avons grimpé en glace au cours des deux jours. Le mercure indiquait aux alentours de -15°C et le soleil, tout comme la glace, était au rendez-vous. Je n’ai entendu personne se plaindre…Je n’ai vu que des sourires, des yeux pétillants et des joues rougies. Le dimanche au soir, j’étais épuisée, tous comme mes amis. Mais pour la première fois de l’hiver je me sentais vivante : cette fin de semaine a rechargé mes batteries.
Le lundi, sur les forums, l'ambiance avait changée...Plusieurs avaient aussi grimpé au cours de la fin de semaine et leur moral avait remonté!
Alors, à tous les gens de cette province qui décrivent l’hiver comme une plaie, qui crient au loup à la vue du moindre petit flocon de neige, qui trouvent qu’il fait « dont ben frette » alors qu’il ne fait à peine -10, -15°C, je dis : arrêtez donc de croire toutes les inepties qu’on entend à la télé sur « combien l’hiver est une saison épouvantable »! Ce n'est pas parce que les journalistes n'aiment pas l'hiver que vous devez les croire! Habillez-vous comme du monde et sortez…sortez et sortez encore… Vous ne pourrez que constater que de prendre des bouffées d’air frais, de s’émerveiller devant le blanc du paysage et d’absorber les rayons du soleil constituent un remède efficace contre la dépression hivernale…
Profiter de l’hiver, ce n’est pas juste bon pour la santé physique, c’est bon aussi pour le moral!
Le froid et la neige, donc, plusieurs les attendaient et inutile de préciser que j’étais de ceux-là. Enfin, la fin de semaine passée, il était possible de pratiquer nos sports d’hiver favoris! Du moins pour certains, car, le peu de neige au sol ne constitue certainement pas une condition idéale pour la raquette et le ski de fond.
La fin de semaine dernière, quatre de mes amis ainsi que moi-même avons grimpé en glace au cours des deux jours. Le mercure indiquait aux alentours de -15°C et le soleil, tout comme la glace, était au rendez-vous. Je n’ai entendu personne se plaindre…Je n’ai vu que des sourires, des yeux pétillants et des joues rougies. Le dimanche au soir, j’étais épuisée, tous comme mes amis. Mais pour la première fois de l’hiver je me sentais vivante : cette fin de semaine a rechargé mes batteries.
Le lundi, sur les forums, l'ambiance avait changée...Plusieurs avaient aussi grimpé au cours de la fin de semaine et leur moral avait remonté!
Alors, à tous les gens de cette province qui décrivent l’hiver comme une plaie, qui crient au loup à la vue du moindre petit flocon de neige, qui trouvent qu’il fait « dont ben frette » alors qu’il ne fait à peine -10, -15°C, je dis : arrêtez donc de croire toutes les inepties qu’on entend à la télé sur « combien l’hiver est une saison épouvantable »! Ce n'est pas parce que les journalistes n'aiment pas l'hiver que vous devez les croire! Habillez-vous comme du monde et sortez…sortez et sortez encore… Vous ne pourrez que constater que de prendre des bouffées d’air frais, de s’émerveiller devant le blanc du paysage et d’absorber les rayons du soleil constituent un remède efficace contre la dépression hivernale…
Profiter de l’hiver, ce n’est pas juste bon pour la santé physique, c’est bon aussi pour le moral!
vendredi 5 janvier 2007
Mauvaises habitudes
Jeudi 28 décembre – Première journée de trois, à faire de l’escalade de glace. Destination : la Mer de glace, dans la Vallée du Bras du nord. Les températures sont finalement descendues sous zéro depuis 2 jours…on espère donc que les cascades aient « poussé » un peu. C’est finalement sur une glace mince, la plupart du temps, que l’on aura sorti la cascade.
Mauvaise habitude à ne pas prendre
Au cours de l’ascension, Fred et moi se retrouvons devant une dalle de glace un peu plus épaisse, d’environ 10-12m et facile à grimper… « Bienvenu » dans le monde du G3 » me lance Fred… Ce à quoi je réponds : « Bah…ce n’est pas si dur…du 2+, au gros max ». Comme nous étions incertains de la ligne à prendre, je suggère que nous grimpions en solo cette dalle pour ensuite décider du reste de l’itinéraire. Et je m’élance! Après une coup’e de mètres, je me rappelle une réalité : j’ai un petit peu de misère à évaluer l’inclinaison d’une pente…La dalle est finalement en 3…oups! C’est donc un p’tit peu plus stressée que je me rends jusqu’au cèdre qui allait servir de « relais ». Ce 10m aura été finalement ma plus belle grimpe de la journée…plus belle encore que le lead que j’avais fais juste avant…et que celui que j’allais faire un peu plus tard. J'ai grimpé avec confiance, mes placements de pieds étaient solides... Malgré la satisfaction éprouvée, je me dis que je suis peut-être mieux de ne pas prendre l’habitude de faire du solo…
Mauvaise habitude à perdre…
Dernier 15m à faire pour compléter la voie…Fred me laisse ce mini-pitch qui semble être le plus beau de la journée : enfin de la belle glace…en 3+…Tout va bien jusqu’au dernier ressaut…un peu plus haut que les autres…Je suis fatiguée et j’ai mal aux mollets…Mais il ne reste que quelques coups de piolets pour atteindre l'arbre qui servira de relais. Plutôt que de filer vers cette arbre, j'ai paniqué…j’ai dû perdre deux fois plus d’énergie et de temps à mettre une vis, puis une autre…le tout dans le but de me faire…redescendre… Voilà une mauvaise habitude, que j’ai en fin de journée, celle de « chocker» mes leads…Définitivement, une habitude à perdre….tiens! pourquoi ne pas en faire une résolution!
Mauvaise habitude à ne pas prendre
Au cours de l’ascension, Fred et moi se retrouvons devant une dalle de glace un peu plus épaisse, d’environ 10-12m et facile à grimper… « Bienvenu » dans le monde du G3 » me lance Fred… Ce à quoi je réponds : « Bah…ce n’est pas si dur…du 2+, au gros max ». Comme nous étions incertains de la ligne à prendre, je suggère que nous grimpions en solo cette dalle pour ensuite décider du reste de l’itinéraire. Et je m’élance! Après une coup’e de mètres, je me rappelle une réalité : j’ai un petit peu de misère à évaluer l’inclinaison d’une pente…La dalle est finalement en 3…oups! C’est donc un p’tit peu plus stressée que je me rends jusqu’au cèdre qui allait servir de « relais ». Ce 10m aura été finalement ma plus belle grimpe de la journée…plus belle encore que le lead que j’avais fais juste avant…et que celui que j’allais faire un peu plus tard. J'ai grimpé avec confiance, mes placements de pieds étaient solides... Malgré la satisfaction éprouvée, je me dis que je suis peut-être mieux de ne pas prendre l’habitude de faire du solo…
Mauvaise habitude à perdre…
Dernier 15m à faire pour compléter la voie…Fred me laisse ce mini-pitch qui semble être le plus beau de la journée : enfin de la belle glace…en 3+…Tout va bien jusqu’au dernier ressaut…un peu plus haut que les autres…Je suis fatiguée et j’ai mal aux mollets…Mais il ne reste que quelques coups de piolets pour atteindre l'arbre qui servira de relais. Plutôt que de filer vers cette arbre, j'ai paniqué…j’ai dû perdre deux fois plus d’énergie et de temps à mettre une vis, puis une autre…le tout dans le but de me faire…redescendre… Voilà une mauvaise habitude, que j’ai en fin de journée, celle de « chocker» mes leads…Définitivement, une habitude à perdre….tiens! pourquoi ne pas en faire une résolution!
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