Tant qu’à utiliser le sentier d’approche, qui comporte un passage sur cordes fixes, nous décidons de faire Fungus the Bogeyman (5.8.). Yves lead la première longueur, que je trouve particulièrement inconfortable. La voie suit un « groove » dans lequel on a parfois les pieds dessus (mains sur la dalle) et parfois, les mains sur le groove, et les pieds sur la dalle. Les transitions entre les différentes positions ne me plaisent pas particulièrement. La deuxième longueur sera plus intéressante, le groove s’ouvrant et devenant une dalle.
On se retrouve finalement devant Cream of White Mice. Marc part en lead. Sur les instructions d’Yves, il suit le fond de la coulée. Rien d’intéressant. Marc finira par remarquer que l’arête est équipée et nous invitera à suivre un trajet plus agréable. En relisant le guide, on remarquera que celui-ci nous enjoint à « éviter le départ original dans la coulée pour grimper l’arête ». Lol!
La deuxième longueur débute par une fissure pour se terminer dans une intrusion en 5.4. Il n’en faut pas plus pour que je décide de faire ma part. Je m’offre donc cette longueur me permettant, au suprême plaisir, de placer deux tricams roses! Plus tard, Marc me fera remarquer que mon système d’escalade en réversible ressemble étrangement à celui de Dan.
Marc leadera ensuite les deux derniers pitchs. Le troisième pitch débute dans la continuation de l’intrusion avant de traverser sur une dalle, question d’atteindre le dièdre de la 4e longueur.
Marc dans la troisième longueur

La quatrième longueur permet à Marc de faire la rencontre de deux lézards…Plaisir que Yves et moi n’aurons pas. Sniff sniff! Prix de consolation : la connaissance avec un longicorne local!
La longueur se termine avec un surplomb. Yves a bien tenté de faire passer Marc à gauche, mais en bon vieux routier, celui-ci aura vite compris qu'il était plus facile de passer à droite! ;)

Yves arrive au dernier relais et pourra ainsi profiter lui aussi du beau paysage! Dans la forêt en bas se trouve le camping!

un ami...

La descente commence et le premier obstacle se dresse bientôt devant nous : une longue descente (presque qu’une corde complète), abrupte, sur une corde fixe. Question de me sécuriser, je clip ma longe dans les boucles formées dans la corde. Il aurait finalement été plus simple de descendre en rappel!
Chemin faisant, on passe devant une fissure double! Marc lève la tête : wow! Yves précise qu’il s’agit de Slot Machine (5.8.). Il y a une cordée au pied de la voie, mais elle nous laisse la place. En fait, ils sont incapables de faire le début de la voie et ils abandonnent. Il n’en faut pas plus pour que Marc décide de se lancer dans la voie (enfin, la beauté de la ligne à elle seule suffisait): on leur installera une moulinette. Le départ de la voie est effectivement bizarre, et c’est seulement à force de recherches et surtout parce qu’Yves m’a pointé la prise de pied qu’il manquait que je réussis à le faire. Le soleil plombe et la chaleur est accablante. Le tout s’ajoutant à la fatigue de la journée, j’ai l’impression de mal grimper, toute écartillée que je suis, un pied et une main dans chacune des fissures. Pas trop élégant, mais Marc me rassurera : c’est comme ça qu’il fallait passer, en ajoutant : « c’était beau hein! ».
Marc m’offre la deuxième longueur, en 5.6. Mais je suis brûlée alors je lui laisse. Heureusement, car finalement, cette longueur en était une de trop…Il est temps de rentrer au camping! On redescend le sentier jusqu’à atteindre une autre section de cordes fixes : trois petites cette fois. Ça passe beaucoup mieux. Au camping, on file vers les sources d’eau. À défaut d’une piscine ou d’une douche, c’est mieux que rien pour se laver et éliminer toute la sueur de la journée. On a pas souvent eu chaud ici, dû surtout au fait que l’on grimpait à l’ombre…mais aujourd’hui c’aura été crevant!
Relais de la deuxième longueur de Slot Machine
0 commentaires:
Enregistrer un commentaire