Cette année, dans le but d’économiser du temps et de l’argent, nous avons procédé à un échange de cadeaux au sein de ma famille rapprochée...Mon frère, sa blonde et moi-même étant aux études, l'argent ne coulent pas à flots…Sans compter que chaque année, on ne sait jamais quoi acheter à mes parents...au moins, cette année on va avoir une liste!
J’avais noté par écrit et avec précision ce que je voulais…Ce n’est pas tout le monde qui est familier avec le matériel d’escalade. Parmi divers items, j'avais inscrit sur ma liste «tricam rose et/ou rouge».
Lorsque je développai mon deuxième cadeau, je tombai sur un tricam rose tout neuf...Hey...un tricam rose! que je m’écriai, bien heureuse de pouvoir rajouter ça dans mon rack. Mon frère m'expliqua alors qu'il avait trouvé ça ben bizarre comme choix de couleur..."Rose! me semble que c'est pas toi...mais bon c'est ça que tu as écrit, alors c'est ça que j'ai acheté" Ce à quoi sa blonde ajouta: « Ben, je me suis dit que c’était parce que tu es une fille. Rose et rouge, ça fait fille…! » Lol…
Ma famille eut donc le droit à un cours de tricam 101: la couleur...c'est pas une question de goût...c'est relié à une grosseur!
lundi 25 décembre 2006
mercredi 20 décembre 2006
Grands Jardins - enfin de la glace!
GJ- 3 décembre- Le dimanche au matin, le soleil réchauffe les parois et éclaire le Dôme. De la fenêtre, on aperçoit une cascade de glace. Chacun, à tour de rôle, ira la contempler…La glace semble mince, mais ô combien invitante!...surtout après les péripéties de la veille. Et il faut dire, que plusieurs ont hâte de planter enfin un piolet dans la glace.
Pendant que les châtaignes cuisent dans le haut du poêle à bois, et que Marc, devant son fourneau nous concocte de bonnes crêpes (hummm!), on discute des projets du jour. Vraisemblablement, on ne peut tous aller sur le Dôme…La glace ne survivra pas au passage de tout le groupe. Nous sommes donc quatre à décider de tenter notre chance ailleurs. Peut-être que dans le mur des Crapauds, une cascade sera apparue pendant la nuit. Un rapide tour de voiture nous permet de constater que, s’il y a un peu plus de glace qu’hier, il ne semble pas y avoir de cascades de formées complètement. Refroidis par notre escapade d’hier, Fred et moi décidons de « jouer safe » et d’aller rejoindre les autres au Dôme. Au pire, on fera du social…
En approchant de la cascade, on constate qu’elle est beaucoup plus grosse que l’on pensait et peut accueillir 3 cordées de large. La glace est certes mince, mais des lignes semblent se protéger…Bref, de quoi pour que tout le monde y trouve son compte…Cet après-midi là, Cindy a fait son premier lead en mixte, Nic a vécu sa première expérience en glace, Fred a encore épater plus d’un d’entre nous en leadant un beau 60m avec des bouts un p’tit peu « run out » (et en échappant, à quelques reprises des vis…faut croire qu’il en avait trop ;)) et Arian, fébrile, s’est impatienté en bas des parois. Mais surtout chacun a ri et s’est bien amusé.
À la tombée du jour, on est tous redescendu comblés par cette fin de semaine…Tiens, lancera Marc à Fred et moi, aujourd’hui vous sortez pendant qu’il fait encore clair! ;) Le p’tit groupe de 12 se réunira à la pizzeria de St-Urbain, avant de séparer…Chacun emportant avec lui de beaux souvenirs et en se disant que ce serait bien de recommencer ça l’année prochaine.
Pour des photos, consulter le compte flickr de mon ami spaceman (section Grands-Jardins 2006)...voir ma section liens www.
Pendant que les châtaignes cuisent dans le haut du poêle à bois, et que Marc, devant son fourneau nous concocte de bonnes crêpes (hummm!), on discute des projets du jour. Vraisemblablement, on ne peut tous aller sur le Dôme…La glace ne survivra pas au passage de tout le groupe. Nous sommes donc quatre à décider de tenter notre chance ailleurs. Peut-être que dans le mur des Crapauds, une cascade sera apparue pendant la nuit. Un rapide tour de voiture nous permet de constater que, s’il y a un peu plus de glace qu’hier, il ne semble pas y avoir de cascades de formées complètement. Refroidis par notre escapade d’hier, Fred et moi décidons de « jouer safe » et d’aller rejoindre les autres au Dôme. Au pire, on fera du social…
En approchant de la cascade, on constate qu’elle est beaucoup plus grosse que l’on pensait et peut accueillir 3 cordées de large. La glace est certes mince, mais des lignes semblent se protéger…Bref, de quoi pour que tout le monde y trouve son compte…Cet après-midi là, Cindy a fait son premier lead en mixte, Nic a vécu sa première expérience en glace, Fred a encore épater plus d’un d’entre nous en leadant un beau 60m avec des bouts un p’tit peu « run out » (et en échappant, à quelques reprises des vis…faut croire qu’il en avait trop ;)) et Arian, fébrile, s’est impatienté en bas des parois. Mais surtout chacun a ri et s’est bien amusé.
À la tombée du jour, on est tous redescendu comblés par cette fin de semaine…Tiens, lancera Marc à Fred et moi, aujourd’hui vous sortez pendant qu’il fait encore clair! ;) Le p’tit groupe de 12 se réunira à la pizzeria de St-Urbain, avant de séparer…Chacun emportant avec lui de beaux souvenirs et en se disant que ce serait bien de recommencer ça l’année prochaine.
Pour des photos, consulter le compte flickr de mon ami spaceman (section Grands-Jardins 2006)...voir ma section liens www.
samedi 16 décembre 2006
Grands-Jardins – l’épique!
2 décembre - Des grimpeurs de différentes régions prennent la route vers les Grands-Jardins. Un ami a eu la bonne idée de regrouper un petit groupe et de louer le refuge du Dôme. On a les volontaires pour apporter le souper, pour le dessert et surtout pour les bouteilles de vin. La température s’annonce belle…Seule ombre au tableau : en ce début décembre une inquiétude subsiste : y aura-t-il de la glace? En d’autres années, la question ne se serait pas posée, mais cette année, l’hiver se fait attendre. Arrivés tôt, Fred et moi constatons que nos craintes se concrétisaient : pas de glace, ou si peu, sur les flancs des montagnes. Qu’à cela ne tienne! Nous décidons de partir voir de plus près : nous trouverons certainement de quoi s’amuser une fois rendu au pied des parois du Mont de l’ours.
Il doit être onze heures lorsque nous nous lançons finalement dans une ligne mélangeant des rampes de neige, des passages en dry-tooling, de longs bouts de marche dans le bush et nous permettant, quelques fois, de toucher une glace mince mince mince. Rien de génial, mais au moins, ça nous permettra de manier nos piolets. Quelques heures plus tard, nous nous retrouvons à ce qui constitue notre deuxième relais. JC et David, qui avaient pris une « ligne » un peu plus à gauche commencent leur rappel, d’un arbre situé à un vingtaine de mètres de nous. Le soleil est bas…il est urgent de les imiter…mais pour cela, il faudrait atteindre leur « relais ».
Nous arrivons finalement au haut de la paroi…plus de traces des deux amis ni de l’arbre sanglé qu’ils ont utilisés. Après avoir fouillé les environs, Fred revient vers moi : on va rappeler d’où l’on est, même si ce n’est pas l’idéal : plusieurs arbustes pourraient retenir la corde lorsque l’on va la tirer. Mais bon, on doit descendre…La nuit est tombée et comble de malheur, les lampes frontales sont restées dans nos sacs à dos au pied de la paroi! Le premier rappel nous ramène à notre premier relais…Tout semble bien aller malgré tout…un rappel et nous serons au pied de la paroi. Mais au moment de tirer la corde, celle-ci nous rappelle qu’en terrain d’aventure, il n’y a rien de facile. Malgré nos efforts, elle ne veut pas descendre. Soupir…il faudra remonter sur corde. En été, cela n’aurait pas été si désagréable…mais en hiver, la situation est tout autre! J’avais déjà les pieds et les mains gelés : l’attente s’annonçait pénible.
Après une dizaine de mètres, Fred lance un sacre bien senti! Les nœuds autobloquants ne glissent plus : il n’est plus capable de monter ni de descendre….Et malgré ses efforts, le système ne semble pas vouloir se désengager…Une réalité s’impose alors dans mon esprit : on est pris ici tant que les secours n’arriveront pas… Et dans combien de temps arriveront-il? Bon bon…JC sait où on était rendu…D’où on était, il est logique de penser que ça nous prendrait 2 heures pour arriver au refuge…Une demie-heure de plus pour commencer à s’inquiéter et une autre demie-heure pour s’organiser…1 heure pour se rendre de là-bas à ici…bon…on est pris ici un bon 5h!
Perché sur sa corde, les mêmes pensées traversent l’esprit de mon compagnon de cordée…Aucun, cependant, ne mentionne à haute voie la possibilité d'être pris ici. En ces heures « sombres » (c’est le cas de le dire : heureusement que la lune était présente) mieux vaut rester optimistes! Ça va? me crie Fred d’une voie énergique. Oui ça va! Lui répondis-je, la voie claire et teintée, je l’espère, de positivisme. Ce n’est pas le temps de lui dire que je suis transie de froid. Finalement, il réussit à passer des mousquetons dans ses nœuds, ce qui lui permet de reprendre son ascension.
Le temps passe…Je suis là, à piétiner sur place et à chanter des chansons d’enfants : Frère Jacques, Mon ami Pierrot…Au chant de l’alouette…elles y passent toutes…Finalement, les cordes disparaissent pour réapparaître quelques temps après…Arrive enfin Fred. Après certainement plus d’une heure, je peux enfin quitter la vire. Il est passé 19h15 quand on arrive à l’auto (soit probablement 3 heures après notre arrivée au troisième relais)…Au même moment que le 4x4 d’Arian…bien heureux de nous voir. Les secours arrivaient…dans les temps prévus! ( Et relativement saouls…comme prévu aussi ;) )
À notre arrivée au stationnement du refuge, ils sont tous là : bien heureux de nous voir (à moins que c’était le fait que j’amenais le dessert qui les enchantaient) et curieux de savoir ce qui était arrivé…C’est épuisé que l’on a répondu à quelques questions avant de se dire que le mieux était de rentrer au refuge et d'en discuter au chaud! Petit coup de chance dans la malchance…Dan (que je n’ai pas reconnu tout de suite tellement j’étais fatiguée) m’offre de porter mon sac…Merci!!!!
Ce soir là, le refuge était accueillant…Par sa chaleur, mais également par la présence de plus de 12 amis, anciens et nouveaux…Le sourire des gens, la bonne humeur de chacun (nous y compris malgré notre malchance) et les jeux ont fait oublier la fatigue de la journée…Merci les amis pour cette soirée!
Il doit être onze heures lorsque nous nous lançons finalement dans une ligne mélangeant des rampes de neige, des passages en dry-tooling, de longs bouts de marche dans le bush et nous permettant, quelques fois, de toucher une glace mince mince mince. Rien de génial, mais au moins, ça nous permettra de manier nos piolets. Quelques heures plus tard, nous nous retrouvons à ce qui constitue notre deuxième relais. JC et David, qui avaient pris une « ligne » un peu plus à gauche commencent leur rappel, d’un arbre situé à un vingtaine de mètres de nous. Le soleil est bas…il est urgent de les imiter…mais pour cela, il faudrait atteindre leur « relais ».
Nous arrivons finalement au haut de la paroi…plus de traces des deux amis ni de l’arbre sanglé qu’ils ont utilisés. Après avoir fouillé les environs, Fred revient vers moi : on va rappeler d’où l’on est, même si ce n’est pas l’idéal : plusieurs arbustes pourraient retenir la corde lorsque l’on va la tirer. Mais bon, on doit descendre…La nuit est tombée et comble de malheur, les lampes frontales sont restées dans nos sacs à dos au pied de la paroi! Le premier rappel nous ramène à notre premier relais…Tout semble bien aller malgré tout…un rappel et nous serons au pied de la paroi. Mais au moment de tirer la corde, celle-ci nous rappelle qu’en terrain d’aventure, il n’y a rien de facile. Malgré nos efforts, elle ne veut pas descendre. Soupir…il faudra remonter sur corde. En été, cela n’aurait pas été si désagréable…mais en hiver, la situation est tout autre! J’avais déjà les pieds et les mains gelés : l’attente s’annonçait pénible.
Après une dizaine de mètres, Fred lance un sacre bien senti! Les nœuds autobloquants ne glissent plus : il n’est plus capable de monter ni de descendre….Et malgré ses efforts, le système ne semble pas vouloir se désengager…Une réalité s’impose alors dans mon esprit : on est pris ici tant que les secours n’arriveront pas… Et dans combien de temps arriveront-il? Bon bon…JC sait où on était rendu…D’où on était, il est logique de penser que ça nous prendrait 2 heures pour arriver au refuge…Une demie-heure de plus pour commencer à s’inquiéter et une autre demie-heure pour s’organiser…1 heure pour se rendre de là-bas à ici…bon…on est pris ici un bon 5h!
Perché sur sa corde, les mêmes pensées traversent l’esprit de mon compagnon de cordée…Aucun, cependant, ne mentionne à haute voie la possibilité d'être pris ici. En ces heures « sombres » (c’est le cas de le dire : heureusement que la lune était présente) mieux vaut rester optimistes! Ça va? me crie Fred d’une voie énergique. Oui ça va! Lui répondis-je, la voie claire et teintée, je l’espère, de positivisme. Ce n’est pas le temps de lui dire que je suis transie de froid. Finalement, il réussit à passer des mousquetons dans ses nœuds, ce qui lui permet de reprendre son ascension.
Le temps passe…Je suis là, à piétiner sur place et à chanter des chansons d’enfants : Frère Jacques, Mon ami Pierrot…Au chant de l’alouette…elles y passent toutes…Finalement, les cordes disparaissent pour réapparaître quelques temps après…Arrive enfin Fred. Après certainement plus d’une heure, je peux enfin quitter la vire. Il est passé 19h15 quand on arrive à l’auto (soit probablement 3 heures après notre arrivée au troisième relais)…Au même moment que le 4x4 d’Arian…bien heureux de nous voir. Les secours arrivaient…dans les temps prévus! ( Et relativement saouls…comme prévu aussi ;) )
À notre arrivée au stationnement du refuge, ils sont tous là : bien heureux de nous voir (à moins que c’était le fait que j’amenais le dessert qui les enchantaient) et curieux de savoir ce qui était arrivé…C’est épuisé que l’on a répondu à quelques questions avant de se dire que le mieux était de rentrer au refuge et d'en discuter au chaud! Petit coup de chance dans la malchance…Dan (que je n’ai pas reconnu tout de suite tellement j’étais fatiguée) m’offre de porter mon sac…Merci!!!!
Ce soir là, le refuge était accueillant…Par sa chaleur, mais également par la présence de plus de 12 amis, anciens et nouveaux…Le sourire des gens, la bonne humeur de chacun (nous y compris malgré notre malchance) et les jeux ont fait oublier la fatigue de la journée…Merci les amis pour cette soirée!
vendredi 15 décembre 2006
C'est parti!
Cet automne a marqué un nouveau tournant dans ma vie…Après un peu plus de 5 ans passés à Chicoutimi, j’ai remballé mes affaires et je suis rentrée « à la maison ». C’est avec tristesse que j’ai quitté une ville qui m’a donné beaucoup et que je considérais comme mon « chez moi ». Plus que tout, ce sont mes amis et mes compagnons de cordée, qui me manqueront…Les soupers souvent bien arrosés avec Annie, François et Sonia et bien d'autres, les mercredis Sagrimpe avec la gang du CMS (et la bière qui venait après), les vendredis pm à faire l’école buissonnière sur les parois et cascades et les pauses-café, avec mon ami Jacques, passées à discuter de nos dernières ascensions et à planifier les prochaines. C’est un peu pour garder contact, pour « remplacer » ces pauses-café que je débute aujourd’hui ce blog, qui parlera de tout et de rien…et certainement d’escalade…Après le CMSexpress, que j’ai écris pendant plusieurs mois et que certains d’entre vous ont lu, voici le Idaithe express…


Inscription à :
Messages (Atom)